OPEN YOUR EYES : à chacun sa caméra !

OPEN YOUR EYES : à chacun sa caméra !

Pénélope, responsable de la communication depuis un an, a mis en place à l’école primaire un projet autour de la photographie, dans l’idée de partager avec nos élèves sa passion et les faire pratiquer à leur tour. Elle nous explique ce qui l’a motivée à mettre en place cette activité.

Comment est né ce projet ?

Si les enfants d’aujourd’hui ont tous accès à un téléphone et la caméra qui y est intégrée, nos élèves de l’école primaire n’ont que peu d’occasions d’être ceux qui prennent les photos.

Après avoir constaté qu’ils étaient de nombreuses fois pris en photo à leur insu, j’ai eu envie de leur donner l’occasion de s’exprimer sur le monde qui les entoure et de témoigner par eux-mêmes de leur propre réalité.

Pratiquant la photographie depuis de nombreuses années, et particulièrement la photographie argentique, j’ai constaté, avec le temps, que ce médium était un réel moyen d’expression, et qu’une image parle souvent plus que des mots. J’ai eu envie de partager avec eux cette passion qui m’anime et leur apprendre à prendre le temps d’observer autour d’eux ce qui visuellement, permet de raconter une histoire.

La photographie permet souvent de témoigner d’un sujet en particulier et la photographie argentique à ce quelque chose d’unique, car les clichés réalisés ne sont visibles qu’au développement. La surprise des rendus est toujours un moment que j’affectionne particulièrement et j’avais envie de partager cela avec nos élèves !

Quelle est la démarche pédagogique proposée ?

Elèves à la bibliothèque pour l'atelier photographie

Le programme Art, Culture et Sport de l’Ecole du Bayon permet de renforcer la créativité et l’estime de soi de nos élèves. Plusieurs ateliers ont lieu chaque semaine et sont essentiels au bon apprentissage de chacun. Dans l’idée de développer cette curiosité et leur ouverture sur le monde, le projet « Open Your Eyes » (Ouvrez Vos Yeux) est né de cette envie de leur proposer un nouveau champ d’apprentissage et d’expression artistique.

Ayant très peu accès à ce médium dans leur vie de tous les jours, nous voulions leur donner l’opportunité de comprendre ce qu’il est, et de le pratiquer.

L’atelier s’est déroulé en 2 étapes :

Un premier jour de présentation sur ce qu’est la photographie et son mode de fonctionnement. Les bases à savoir avant de réaliser un cliché (la lumière ? le cadrage ?) et les différences entre les appareils numériques et argentiques (qu’est ce qu’une pellicule et comment cela fonctionne ?).

C’était aussi l’occasion de leur faire découvrir certains noms de photographes cambodgiens réputés pour leurs clichés à travers le pays. Cela permet à nos élèves de s’identifier à ces personnes et d’avoir en tête l’idée qu’ils peuvent eux aussi, à leur tour, raconter une histoire grâce à des images.

La deuxième partie de l’atelier consiste à donner à chaque élève un appareil photo jetable, avec quelques idées de thème leur permettant de s’exprimer librement sur leur vision du monde. Cette approche a pour objectif de mettre en lumière le contexte dans lequel ils vivent, en les laissant s’exprimer sur leur vie quotidienne et comment ils la perçoivent eux-mêmes.

Atelier photographie avec les élèves
Slide expliquant la position de la lumière
Davann présente l'atelier aux élèves

Qu’attends-tu des résultats ?

Une fois scannées et développées, l’objectif est de demander aux élèves d’expliquer leurs clichés et l’histoire qui s’y cache derrière.

Chaque élève a pu réaliser une trentaine de photographies et nous espérons avoir de jolies surprises !

Au-delà des photographies réalisées dans la cour de l’école, j’espère avoir des images de leurs familles et de leurs villages, pour ainsi avoir une représentation de leur vie au quotidien. Ces enfants ont grandi dans l’enceinte des temples d’Angkor et connaissent ce terrain mieux que quiconque : ils sont donc les plus aptes à le photographier ! Je suis curieuse de cette réalité-là, et j’espère qu’ils seront suffisamment à l’aise pour nous expliquer ce que représente leurs images. Je sais aussi que certains avaient pour envie d’aller se promener dans les temples. Je me demande de quelle manière ils les perçoivent. Pour eux, ces temples sont simplement un lieu de vie plutôt qu’une attraction touristique mondialement connue. J’espère surtout que les images seront lisibles car je sais qu’au début, nombreuses sont celles trop sombres ou surexposées.

Comment le projet a été mis en place ?

Pour réaliser ce projet, j’ai cherché des partenaires au Cambodge, car je sais qu’ils sont peu à pratiquer la photographie et je trouvais cela pertinent de travailler avec des entreprises locales.

Il y a notamment le laboratoire a qui j’envoie mes pellicules personnelles, We Film Lab, à Phnom Penh. La qualité de leur développement a toujours été très bonne et j’aime leur approche et leur communication sur leurs réseaux.

Ensuite, il y a aussi Rob Thort, que j’ai découvert sur Instagram. Ce compte bénéficie d’une grande visibilité et se définit comme une communauté destinée à promouvoir la photographie au Cambodge. L’idée est de rendre accessible cette pratique : ils ont régulièrement des appareils photos à vendre et propose aussi de nombreuses pellicules. J’aime cette idée d’offrir à tous la possibilité de pratiquer la photographie, que ce soit en amateur ou en professionnel. Tout est toujours bien expliqué et présenté, et je me suis dit que notre projet trouverait sûrement sa place auprès d’eux.

J’ai ainsi échangé avec eux, et ils ont tout de suite étaient très enthousiastes et ont trouvé l’idée pertinente. Rob Thort contribue au projet en nous fournissant les 35 appareils photos jetables et We Film Lab prend en charge le développement des images. C’est donc grâce à eux que je peux aujourd’hui porter le projet à l’école, et je les remercie grandement pour leur soutien.

Ronouch, coordinatrice du programme Social et Santé : un rôle clé auprès de nos bénéficiaires

Ronouch, coordinatrice du programme Social et Santé : un rôle clé auprès de nos bénéficiaires

Ronouch est la nouvelle coordinatrice du programme social et de la santé à l’école primaire. Elle nous raconte son quotidien et les actions qu’elle mène tout au long de l’année et notamment la visite annuelle des familles.

Quelles sont les principales actions que tu mets en œuvre à l’école primaire ?

Distribution Kits d'Hygiènes Ecole primaire

À l’école primaire, je m’occupe de plein de choses différentes. Je participe notamment aux conseils de classe qui ont lieu chaque trimestre pour faire le point sur les besoins de chaque élève et les résultats des évaluations. Je m’occupe aussi du suivi de santé et d’hygiène de chacun (Gestion du budget annuel pour l’achat des kits d’hygiène, gestion de la distribution des kits, travailler avec les cliniques et hôpitaux partenaires, faciliter et organiser le séjour des enfants qui se font soigner en dehors de la province de Siem Reap).

Je soutiens et stimule la bonne fréquentation scolaire des élèves en effectuant un contrôle régulier des absences et je les encourage dans leur apprentissage en essayant de trouver une solution plus professionnalisante si l’élève ne veut plus venir à l’école.

Mon rôle est également de superviser et de coordonner le recrutement des élèves de l’école primaire du Bayon (collecter les candidatures, sélectionner les élèves), d’assurer la visite annuelle des familles (créer un planning de visite au domicile des familles, remplir la base de données, assurer un compte-rendu avec l’équipe de l’école primaire), d’engager les familles dans le processus de scolarisation de leur enfant par le biais de réunions, d’ateliers et de soutien alimentaire ou médicamenteux lorsqu’elles en ont besoin.

Peux-tu expliquer en quoi consiste la visite annuelle des familles qui a lieu chaque année ?

Nous réalisons la visite des familles une fois par an. Au cours de l’année académique 2021-2022, nous avons 253 élèves et 184 familles qui ont en moyenne 2 enfants dans notre programme. L’objectif de cette visite est d’en savoir plus sur la situation familiale de nos bénéficiaires et sur son évolution afin de déterminer leur niveau social pour la nouvelle année scolaire. A la fin de toutes les visites, une réunion avec toute l’équipe est organisée pour présenter la situation sociale de chaque famille et ainsi établir un niveau social.

Quelles sont les questions posées pour déterminer ce niveau social ?

Nous avons 6 catégories de questions à poser à chaque famille pour pouvoir analyser au mieux quel va être leur niveau social.

Tout d’abord, nous leur posons des questions sur la famille, combien y’a-t-il de membre dans la famille actuellement, y-a-t-il eu des naissances ou des décès ? Ont-ils un emploi actuellement et si oui, quel est-il ? Les membres de la famille sont-ils en bonne santé ?

Ensuite, viennent les questions concernant le logement et leurs différents biens, pour savoir avec quels types de matériaux sont construites leurs maisons ? Comment est leur installation sanitaire ? Comment ont-ils accès à l’eau ? Ont-ils accès à l’électricité ? Est-ce qu’ils ont leur propre champ ou terrain à côté de leur habitation et quel est le prix ? Quelle est la taille de leur maison et du terrain ? Combien ont-ils de motos ? Ont-ils des animaux ? Possèdent-ils une voiture, un tracteur ou tout autre véhicule ?

Enfin, viennent les questions concernant les revenus et les dépenses. Nous cherchons à établir une moyenne de leurs biens matériels et financiers qui nous permettent, à la fin de la visite, de faire correspondre ces réponses à nos critères et donc d’évaluer leur niveau de vie actuel.

Comment se déroule chaque visite ?

Ronouch en visite chez une famille

Tout d’abord, nous devons établir un planning des visites annuelles avec la date et l’heure. Nous essayons toujours de regrouper les visites des familles qui habitent dans le même village. Trois à quatre visites sont prévues par demi-journée et nous nous rendons au sein de chaque domicile de chaque famille. Après avoir terminé la visite des familles, nous présentons les résultats lors d’une réunion d’évaluation pour discuter du niveau social de chaque famille et informer chaque membre de l’équipe de la situation de chacune d’entre elles.

Qu’est ce qui est le plus challengeant lors de ces visites ?

Comme les familles sont toutes éparpillées dans des villages autour des temples d’Angkor, il est parfois difficile de se souvenir de l’endroit où vivent nos 184 bénéficiaires tout en sachant qu’elles n’ont pas d’adresses postales. La région des temples est une immense forêt dont le terrain n’est pas toujours simple à maîtriser. Il faut donc du temps pour mieux les connaître et toujours les prévenir de notre visite en amont.

Quels sont les moyens par lesquels les familles peuvent te contacter pour signaler une situation compliquée ?

Lors de ma prise de fonction en tant que coordinatrice du programme social et de la santé à l’école primaire, je me suis présentée auprès de chaque famille et je leur ai donné un numéro pour me contacter à tout moment. Si je ne suis pas joignable, la famille peut toujours joindre l’équipe de l’école primaire qui me transmettra l’information.

La place de l’art dans l’éducation: un élément indispensable ?

La place de l’art dans l’éducation: un élément indispensable ?

À l’École du Bayon, nous sommes convaincus que l’accès à une éducation de qualité passe également par la pratique d’activités extra-scolaires, faisant partie intégrante de l’éveil et du développement de l’enfant.

C’est pourquoi, nous offrons aux élèves de l’école primaire une ouverture sur les arts et la culture dès le grade 1, auxquels ils n’ont pas accès via leurs familles : cours d’arts plastiques, cours de danse et de marionnettes traditionnelles, sorties culturelles. 3 heures par semaine sont dédiées à la pratique d’une activité physique ainsi qu’à l’éveil culturel et artistique.

Des jeux éducatifs et des livres sont également mis à leur disposition à la bibliothèque pour leur donner le goût de la lecture.

Pourquoi est-il important d’encourager l’enseignement de l’art à l’école ?

Théâtre d'ombres à l'école primaire

La présence d’activités artistiques à l’école stimule l’engagement de l’élève dans sa réussite scolaire, accroît son implication et sa motivation en classe et c’est également un élément important de développement du sentiment d’appartenance à son milieu. De plus, l’art permet aux élèves les plus en difficultés, d’obtenir davantage d’autonomie, de pouvoir s’exprimer librement et de découvrir de nouvelles compétences.

L’art sous toutes ses formes, offre ainsi la possibilité aux élèves d’exprimer leur créativité et d’apprendre à travailler en équipe tout en s’amusant.

L’arrivée du programme Art Culture et Sport à l’ École du Bayon

Débuté en 2018, le programme Art, Culture & Sport vise à renforcer la créativité, la confiance en soi et la capacité de réflexion personnelle des élèves de l’école du Bayon.

Des sorties scolaires sont également organisées pour permettre aux élèves de visiter des lieux qu’ils n’auraient jamais eu l’occasion de découvrir dans un cadre familial. C’est une opportunité pour eux d’enrichir leur connaissance et d’apprendre différemment.

Enfin, des cours de sport sont dispensés chaque semaine pour développer des aptitudes qui ne sont pas enseignées dans les autres cours.

À travers ce programme, l’école souhaite éveiller la curiosité des élèves et enrichir leur culture personnelle, valoriser et reconnaître la culture khmère et encourager les valeurs de respect de soi-même et des autres.

Enfants de l'école primaire qui jouent au foot
Danse APSARA à l'école primaire
Enfants de l'école primaire à la ferme aux papillons

Afin de valoriser les symboles de la culture khmère, l’école du Bayon a mis en place des cours de musique, danse et marionnettes traditionnelles khmères.

Le Cambodge est le berceau d’une des cultures les plus riches du Sud-Est asiatique. Les arts cambodgiens tels que la musique, la danse, le théâtre remontent à des temps très anciens et notamment pendant la période de l’empire Khmer (802 – 1431) sous l’influence de l’hindouisme et du bouddhisme.

Cependant, pendant la période Khmer Rouge, toute forme d’art a disparu du fait de la brutalité de ce régime communiste qui interdisait la pratique d’activités.

L’art cambodgien doit donc fleurir à nouveau et l’école du Bayon participe à la transmission de ces symboles importants de la culture grâce à des cours d’instruments khmer, des cours de danse APSARA et des cours de théâtre d’ombres khmer.

Enfants de l'école primaire qui jouent de la musique

Au Cambodge, la musique rythme les cérémonies, fêtes ou rites à l’aide d’instruments traditionnels. Notre professeur de musique Phlong Poeun apprend à nos élèves à jouer de ces divers instruments khmers comme le Tro Saun, une vièle verticale à deux cordes au corps en bois dur, le Takhe ou Krapeur, une cithare posée sur le sol à frettes et à 3 cordes en forme de crocodile ou encore des percussions.

L’art incontournable de la culture khmère, sont les danses traditionnelles Apsara. Autrefois exclusivement réservées aux rois et à leurs cours, ces danses envoûtantes trouvent leur origine du côté de l’Inde. Les apsaras seraient des nymphes issues du barattage de l’océan de lait qui est à l’origine de l’univers, selon la religion hindouiste. Cet art est enseigné à l’école primaire, aussi bien aux filles qu’aux garçons, grâce à nos deux professeurs San Theany et Run Marin.

Danse APSARA à l'école primaire
Théâtre d'ombres à l'école primaire

Le théâtre d’ombres au Cambodge, « Sbek Thom » en Khmer, est inscrit, depuis 2008, à l’UNESCO comme patrimoine immatériel de l’humanité. Il met en scène des marionnettes plus ou moins grandes (pouvant mesurer jusqu’à deux mètres de haut), fabriquées en cuir de vache ciselé. Considéré comme un art sacré durant la période angkorienne, les représentations de marionnettes n’étaient à l’époque données que lors d’événements célèbres (nouvel an Khmer, anniversaire du roi et vénération des personnages illustres). Aujourd’hui, le Skeb Thom a dépassé ce cadre purement rituel pour devenir un symbole à part entière de la culture artistique khmère. A l’Ecole du Bayon, notre professeur Keo Kea est en charge de  faire perdurer cette tradition auprès des enfants.

Notre objectif est ambitieux : donner une représentation de tous ces enseignements artistiques à la fin de l’année scolaire.

Les activités périscolaires à l’école primaire du Bayon: Rendre ludique l’apprentissage

Les activités périscolaires à l’école primaire du Bayon: Rendre ludique l’apprentissage

Quels types d’activités sont mises en place au sein de l’Ecole du Bayon ? Quelles est la valeur/dimension pédagogique de ces activités ?

Les activités mises en place dans notre école primaire sont principalement des activités culturelles ou sportives. Elles permettent aux enfants de découvrir des lieux, des pratiques, des activités qu’ils n’ont jamais faites. Habitant principalement dans l’enceinte des temples d’Angkor et aux alentours, nos élèves n’ont pas souvent l’occasion de sortir de cette zone et de visiter en profondeur la ville de Siem Reap. Par la mise en place de ces activités, nous cherchons à rendre concret et ludique leur apprentissage théorique en visitant par exemple des musées sur l’histoire du Cambodge ou sur l’histoire des temples. Mais aussi en visitant des fermes de soie, de papillons, de lotus, ou en allant à la rencontre d’ONG spécialisées dans la formation de rats ou de chiens démineurs, dans les arts du cirque et de danse khmère.

Chaque activité est pensée pour apporter de nouvelles connaissances aux enfants, développer leur culture générale mais aussi pour les distraire et pouvoir sortir du cadre de l’école.

Jusqu’à maintenant, nos élèves ont eu l’occasion de découvrir :

  • Apopo, un centre de rats démineurs
  • Senteur d’Angkor, un atelier d’artisanat cambodgien
  • Bayon Pastry School, un cours de pâtisserie avec nos élèves
  • Silk Farm Project, une ferme de soie
  • Khmer ceramic, un cours de poterie
  • Angkor zip line, une tyrolienne dans la forêt
  • Lotus farm, une ferme de lotus
  • Mini khmer Historical Museum, l’histoire du Cambodge
  • Butterfly farm, une ferme de papillons
  • Phare circus, un spectacle d’acrobaties

A quelle fréquence ces activités ont-elles lieu ?

Depuis la reprise des activités en Février 2022 elles ont lieu 2 fois par mois en moyenne. Nous séparons les classes en deux groupes (environ 15 élèves) et alternons d’une activité à l’autre pour qu’à la fin de l’année, les élèves puissent avoir participé à deux activités minimums.

Comment réagissent les enfants face à ce type d’activités ?

Les enfants sont toujours très heureux de quitter l’enceinte de l’école et de prendre un tuk tuk pour découvrir l’activité qui les attend. Ils sont très attentifs au trajet et à ce que l’on peut apercevoir sur la route car depuis 2 ans, avec la crise du Covid, toutes les activités ont cessées. La plupart d’entre eux n’ont pas encore eu la chance de quitter l’école pour découvrir une autre activité, ce qui les rend encore plus enthousiastes.

 

« Les enfants découvrent et vivent des expériences qu’ils n’ont et n’auront jamais l’occasion de faire dans leur vie de tous les jours. Ils apprennent l’histoire des lieux qu’ils visitent, comment et pourquoi ce lieu a-t-il été créé. Les activités extérieures permettent aux élèves de découvrir ce à quoi ressemble la vie en dehors de leurs villages, de vivre des expériences par leurs propres yeux, leur toucher, leur goût et leur odorat. De plus, ces lieux leur permettent de développer leur imagination et de leur faire réaliser toutes les possibilités qui s’ouvrent à eux. » Sokhea, responsable des activités.

Travaillez-vous avec des partenaires locaux pour l’organisation de ces activités ?

Nous travaillons exclusivement avec des ONG basées à Siem Reap. Nous les contactons pour leur demander de nous accueillir gratuitement, en nous faisant une visite de leur site, ou une activité manuelle en lien avec leur programme. Au fil des années nous établissons de forts liens avec ces ONG qui pour certaines, nous accueillent tous les ans !

 

Cependant, depuis la crise du Covid, plusieurs ONG ont fermées ou bien ne peuvent plus nous accueillir gratuitement, et cela devient de plus en plus compliqué pour trouver des sorties. Les touristes étant pour la plupart leur source de revenus ; sans leur venue, les ONG ont du mal à faire perdurer leurs activités, et donc à accueillir gratuitement des organisations comme la nôtre.

Écrit par Elisabeth Demaegdt, volontaire à l’Ecole primaire.

L’association Les Enfants d’Angkor Wat : quelle est sa mission ?

L’association Les Enfants d’Angkor Wat : quelle est sa mission ?

Créée en 2012 par Dominique Roussel, l’association Les Enfants d’Angkor Wat soutient Bayon Education & Development au Cambodge, permettant à notre organisation et nos équipes locales de développer plusieurs projets, principalement liés à la question de l’éducation générale. Dominique nous explique quelle est sa mission et les raisons de son engagement.

Qu’est-ce que les « Enfants d’Angkor Wat » ?

« Les Enfants d’Angkor Wat » est une Association Loi 1901 à but non lucratif, dont la finalité est, grâce à ses donateurs, d’aider à l’éducation, au sens large du terme, des enfants cambodgiens parmi les plus pauvres.

Nous intervenons dans les domaines de la scolarité, de la santé, de la formation professionnelle.

Notre objectif est donc d’aider ces enfants, dans des contextes familiaux souvent difficiles, à accéder de façon pérenne à l’école, à construire leur avenir, à acquérir des valeurs fondatrices pour ce qui sera leur vie.

Quelles sont les grandes lignes directrices de votre projet ?

 Nos actions sont guidées par 3 principes :

  • L’école est un lieu d’épanouissement …

Au-delà des apprentissages intellectuels et culturels classiques, nous souhaitons que l’école soit un lieu où l’enfant découvre ce qu’il a la « possibilité d’être » … et non « l’obligation d’être » que la misère familiale peut lui imposer. Il y découvre des droits et des devoirs mais explore aussi ses propres potentialités afin de pouvoir faire des choix éclairés pour son avenir.

  • La santé reste une préoccupation majeure

Même si les choses s’améliorent avec le temps, la santé est un domaine dans lequel il y a toujours à faire. La nutrition reste précaire pour beaucoup d’enfants et quand elle est chroniquement insuffisante ou déséquilibrée, elle génère différentes pathologies impactant la croissance de l’enfant. De plus des maladies non détectées à la naissance sont parfois identifiées ultérieurement. Nous facilitons l’accès aux soins et les prenons en charge financièrement car la santé est toujours un luxe pour les plus pauvres.

  • L’employabilité future des enfants est un investissement prioritaire

Construire l’avenir de ces enfants est notre raison d’être.

Dans nos projets nous investissons dans les domaines clés qui sont et seront des discriminants lors de leurs futures recherches d’emploi. Ainsi l’informatique, l’anglais et l’écologie sont des enjeux majeurs dans l’éducation des enfants, compte tenu de leur omniprésence dans la vie quotidienne et des critères de sélection dans les recrutements. Autant de formations auxquelles la pauvreté ne leur donnerait pas accès.

Quel besoin avez-vous identifié au Cambodge ?

Il ne faut pas oublier, en Asie, le pouvoir que les parents gardent tout au long de leur vie sur les enfants. Je pense qu’il faut toujours plus communiquer avec eux, leur expliquer ce que nous faisons, les valeurs qui nous animent et dont nous parlons aux élèves …

Sinon le risque est grand de faire fonctionner deux univers en parallèle, la famille et l’école, et que l’un ne soit pas le relais de l’autre …

Il faut donc être très inclusifs au niveau des parents : partager le projet pédagogique et les impliquer dans le suivi autant qu’ils le peuvent, afin que l’école ne soit pas uniquement un lieu qui leur évite d’avoir à nourrir les enfants ou de les garder pendant qu’ils travaillent. Les travailleurs sociaux cambodgiens et les volontaires font un travail extraordinaire en ce sens. Il faut continuer et amplifier afin d’éviter des déscolarisations ultérieures car l’enfant reste trop souvent une variable d’ajustement de l’économie familiale.

Quels sont les projets dans lesquels vous investissez ?

Chaque âge à ses besoins spécifiques, nous avons donc opté pour créer et mettre en place des projets pour chaque tranche d’âge, de la petite enfance à la formation professionnelle.

Avec Bayon Education & Development, ONG cambodgienne, avec qui nous avons signé un partenariat et qui suit localement ces projets, nous gérons une classe maternelle pour les enfants défavorisés de la région des temples d’Angkor, nous investissons dans des cours d’informatique et d’anglais ainsi que des soins dentaires pour des élèves de primaire. Nous avons également créé un foyer pour jeunes filles du collège et lycée dans le nord du pays afin d’éviter qu’elles ne quittent l’école et nous soutenons différents programmes de formation professionnelle dans l’hôtellerie, l’agroécologie et la pâtisserie.

Autant de projets de « cœur » motivés par l’éternel sourire de tous ces enfants …

Parrainer l’Ecole du Bayon – Pourquoi ?

Parrainer l’Ecole du Bayon – Pourquoi ?

C’est en 1993 que l’école du Bayon a accueilli ses premiers élèves à l’école primaire. Pendant bientôt 20 ans d’existence, notre association s’est agrandie et diversifiée. Programme d’accompagnement des étudiants dans le secondaire, école de pâtisserie et de boulangerie, formation en agroécologie, développement d’activités rémunératrices pour les familles des élèves… Tout ça a pu prendre vie grâce au soutien précieux d’un groupe de personnes : nos parrains, marraines et sponsors.

Ils/elles n’étaient au commencement qu’ une petite vingtaine et ils forment désormais une communauté de plus de 450 personnes. L’école du Bayon, c’est une grande famille, dans laquelle chaque personne joue un rôle : des volontaires, à Thorth, notre directeur exécutif, jusqu’aux donateurs ponctuels. Les parrains et marraines jouent un rôle central dans ce magnifique tableau car au délà de donner vie à nos projets, ils les soutiennent sur le long terme. Comptables, artistes, professeurs des écoles, de Paris aux petits villages du Vaucluse en passant par Londres ou Singapour, autant de profils différents qui constituent la première force de nos projets. 

Notre gratitude est immense et remercier ces hommes et ces femmes est une priorité pour nous. Nos échanges réguliers avec eux nous permettent de maintenir des liens forts au fur et à mesure des années. Une présentation actualisée de nos projets 1 mois sur 2, une newsletter qui traite les sujets de fonds chaque trimestre, un lien direct avec les actualités du terrain sur les réseaux sociaux et par échange direct avec notre responsable de communication… nous mettons tout en œuvre pour les placer au cœur de nos projets. Authenticité et sincérité sont les maîtres mots de cette relation qui nous permet de fournir une éducation de qualité aux enfants vivants dans l’enceinte des temples d’Angkor.

En parrainant l’Ecole du Bayon, ils/elles ont décidé de soutenir une éducation de qualité, entièrement gratuite pour plus de 450 jeunes, qui prend en charge tous les besoins fondamentaux liés au bon développement des enfants/étudiants. Si une éducation de qualité est essentielle pour avancer dans la vie, il est au moins tout aussi important de favoriser le développement personnel aux travers d’activités ludiques, culturelles et sportives.  C’est pourquoi nous avons intégré diverses activités au sein même du cursus scolaire, de la pratique d’une activité physique à l’éveil culturel et artistique.

Vous aussi, prenez place dans cette magnifique toile de liens humains (participation à partir de 13€ par mois). Toutes les informations sur le parrainage et autres modes de soutien sur notre site  : https://www.ecoledubayon.org/nous-soutenir/