Des nouvelles de l’école d’agroécologie !

Des nouvelles de l’école d’agroécologie !

Très prochainement, l’école d’agroécologie du Bayon doit ouvrir ses portes. Formation professionnelle d’un an, elle aura pour vocation de former des techniciens à l’agroécologie, qui seront également capables d’entreprendre et de porter les valeurs du développement durable dans leur futur métier. Les 2 professeures qui animeront cette formation vous en disent plus : 

Ecole du Bayon – Faire face au Covid

Ecole du Bayon – Faire face au Covid

Cela fait presque quatre mois que le Covid-19 s’est répandu sur l’ensemble de la planète. Même si le Cambodge n’a répertorié officiellement que très peu de cas et aucun décès, le pays n’est pas épargné et les habitants souffrent de la perte de leur emploi et du manque d’activité touristique. L’Ecole du Bayon a essayé de réagir au mieux pour aider les familles dans cette crise inédite.

 

Soutenir les familles – La première urgence.

Depuis mi-mars, plus aucun touriste n’est entré dans le pays et une grande majorité d’hôtels, de restaurants et de spas ont fermé leurs portes, laissant des milliers de travailleurs sans emploi et sans aucune compensation de la part de l’état cambodgien. Beaucoup de nos familles sont victimes de cette crise et ont souvent perdu l’unique source de revenu qui permettait de subvenir aux besoins vitaux de 8 à 10 personnes. D’autre part, les enfants qui allaient à l’école étaient nourris matin et midi à la cantine, une charge en moins pour les parents ou les grands-parents. Ils sont dorénavant à la maison et doivent être nourris trois fois par jour.

Face à cette situation critique, l’Ecole a réagi vite. Dès la première semaine, tous les légumes produits par les farmers investis dans le projet des potagers, ont été rachetés par l’ONG pour ensuite être distribués gratuitement aux parents des élèves de l’école. Cela garantie un maintien de salaire pour ces femmes et l’assurance que les enfants continuent de manger des légumes sains. De plus, les équipes sociales ont effectué une étude précise des familles dont la situation était vraiment critique et des distributions de riz ont débuté dès la deuxième semaine de fermeture de l’école. Un soutien précieux de nos donateurs et de l’entreprise Cambodgienne AMRU RICE a permis d’aider au financement du riz et de légumes.

Fermeture de l’école de pâtisserie et du Coffee Shop – Et la suite ?

A l’Ecole de pâtisserie, nous avons dû renvoyer les 26 étudiantes dans leurs familles et par voie de conséquence et obligation, fermer le point de vente. Le Coffee Shop de la Bayon Pastry School, ouvert il y a maintenant plus de 4 ans, permet de financer 50% du budget lié à la formation en pâtisserie/boulangerie. Sa fermeture engendre une perte de revenus importante pour l’ONG que nous avons en partie compensée grâce à la générosité de nos donateurs. Après deux semaines d’ajustement et de vacances pour les équipes du service et de la cuisine, nous avons lancé plusieurs chantiers pour se préparer à la réouverture : inventaire, rangement, plantations dans le jardin, peinture des murs, grand nettoyage… Les membres de l’équipe ont en fin de compte été bien occupés et le Coffee Shop a finalement rouvert ses portes mi-juin. De plus, Sokhouern et Sokly ont élaboré une toute nouvelle gamme de pain avec une dizaine de références dans le but de les vendre dans notre future boulangerie. Elles ont eu le temps de tester de nouvelles recettes pour assurer une gamme variée que nous pourrons proposer aux hôtels et aux restaurants dès la réouverture de l’activité. Enfin, depuis fin avril, les professeurs de l’école ont lancé les cours en ligne pour nos étudiantes. Chaque jour, elles reçoivent des vidéos et des appels pour les maintenir au fait et leur faire réviser leurs leçons.

Suivi social, enquête et bilans.

Les équipes sociales sont très investies durant cette période. Elles ont tout d’abord travaillé dans l’urgence pour identifier les familles rencontrant des difficultés soudaines, pour pouvoir les aider au mieux. Mais ce temps de crise est aussi l’occasion de prendre du recul et d’analyser l’impact de nos actions sur les enfants et leur éducation. Une étude approfondie a été menée auprès des alumnis de l’école de pâtisserie. L’objectif : mettre à jour les données de nos anciennes étudiantes, analyser leur parcours et faire le point sur leur situation entre un à cinq ans après l’obtention de leur diplôme.

 

Et la communication ?

Nous avons lancé un grand chantier pour la refonte du site Internet de l’Ecole du Bayon. Vous le découvrirez bientôt ! Et nous essayons de rester en contact au mieux avec tous les amis de l’Ecole du Bayon, que nous savons à nos côtés. Un grand merci à vous tous pour l’aide que vous nous avez apportée pour faire face à cette crise et aider au mieux nos familles. Nous espérons très vite pouvoir rouvrir les écoles et retrouver les visages souriants des enfants qui jouent dehors.

 

Lancement d’une école en agroécologie

Lancement d’une école en agroécologie

Après le lancement de notre projet potager début 2018, nous souhaitons pérenniser notre mission en lien avec l’alimentation durable, et développer nos actions dans le champ de la formation professionnelle. C’est pour cette raison que nous avons décidé de lancer une nouvelle formation professionnelle en agroécologie qui démarrera en novembre 2020. Retour sur les enjeux, et les objectifs à court et moyen terme de ce projet novateur, un pari sur l’avenir.

Avec une population principalement rurale (76,6% en 2018) et un tiers de ces habitants vivant avec moins de 1$ par jour, le Cambodge d’aujourd’hui fait face aux problèmes auxquels l’agriculture européenne a déjà été confrontée depuis la fin du siècle dernier.
L’agriculture pratiquée actuellement au Cambodge, conventionnelle et intensive, utilise de nombreux intrants chimiques. Avec la pratique prédominante de monocultures rizicoles, le pays est contraint d’importer la majorité de ses produits maraichers (estimé à 80%).
L’usage massif de pesticides combiné à la monoculture, empêchent la régénération des sols et entraînent une baisse de rendement des productions agricoles.De nos jours, très peu d’acteurs au Cambodge apportent des solutions concrètes pour faire face à ces enjeux, par la sensibilisation et la formation des populations au principe du développement durable et d’une agriculture respectueuse de l’environnement. A l’Ecole du Bayon, la transmission des principes de l’agroécologie nous a donc paru comme une solution viable sur le long terme.

L’agroécologie vise à optimiser les interactions entre les végétaux, les animaux, les humains et l’environnement en liant principes écologiques et sociaux, indissociables pour qu’un système alimentaire soit durable et équitable (source : FAO). Cette pratique se définit principalement par la valorisation de la biodiversité, le recyclage des déchets organiques et le roulement des cultures, permettant de diversifier la production et de se passer d’intrants chimiques.
Depuis 2018, l’Ecole du Bayon a mis en place un projet d’agriculture durable visant à former les familles de nos élèves à l’agroécologie.
En implantant des potagers sur leur terrain, elles produisent des légumes et se dégagent un revenu supplémentaire grâce à l’approvisionnement de la cantine de l’école primaire en légumes locaux et sans pesticides.
A ce jour, ce projet permet d’améliorer les conditions de vies de 11 familles de l’école primaire, qui chaque jour produisent près de 30 kg de légumes.
Afin de poursuivre notre mission de sensibilisation et d’éducation, nous souhaitons créer une nouvelle formation professionnelle sur les métiers de l’agroécologie.

Pour la création de cette école, nous travaillons en collaboration avec l’association Vivre de sa Terre, qui a déjà expérimenté la formation professionnelle aux principes de l’agroécologie à Battambang. Vivre de sa Terre nous soutient actuellement dans la création de notre contenu pédagogique, ainsi que la formation de nos futures professeures, En et Sreyleak. Actuellement, elles sont en cours de formation afin de développer leurs compétences en pédagogie et techniques d’apprentissage, management et entrepreneuriat, ventes, marketing et comptabilité.

Grâce à l’expérience menée par Vivre de Sa Terre en matière de formation, nous avons donc privilégié la création d’une formation courte d’un an, intégrant plusieurs mois de stage pratique. L’objectif de cette formation étant de permettre une employabilité rapide de nos futurs élèves.
Nous souhaitons ouvrir cette nouvelle formation à 10 jeunes âgés de 17 à 20 ans vivant dans la province de Siem Reap.

Avec cette nouvelle formation professionnelle, nous souhaitons innover en formant des techniciens de l’agroécologie, également capables d’entreprendre et de porter les valeurs du développement durable dans leurs futurs métiers.
Le contenu pédagogique répond ainsi à ces deux critères essentiels à la réussite de ce projet. En un an, nos futurs étudiants auront acquis des compétences tant techniques (savoir restaurer la fertilité des sols, protéger les cultures, transformer et recycler la production etc) qu’entrepreneuriales (savoir communiquer, vendre et gérer des revenus, collaborer et innover, développement des soft skills etc).
Notre ambition, à moyen et long terme, est d’éveiller les consciences et valoriser une agriculture plus responsable au Cambodge. Et pour cela, il nous est donc primordial de faire de notre première promotion des ambassadeurs de l’agroécologie au Cambodge, où le marché de produits biologiques est une niche destinée à se développer, un pari sur l’avenir.


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UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

Une année de plus s’achève à l’Ecole du Bayon… Et à peine terminée, une nouvelle promotion d’étudiantes a rejoint la formation tandis que 19 petites têtes brunes ont rempli les bancs vides de la classe de maternelle. La vie d’une école est ainsi : certains vont de l’avant et laissent la chance à d’autres d’intégrer notre structure. Ça bouge et c’est tant mieux ! Des envies émergent, les idées fusent, les choses se concrétisent, les équipes se motivent et de nouveaux projets voient le jour…

 enfants de maternelle et leur professeure

L’année scolaire 2018/19 avait démarré à l’école primaire avec une grande réforme du système d’enseignement suite aux recommandations apportées par Rodrigo et Anaïs venus réaliser un audit de notre système pédagogique. Un nouveau directeur a été recruté et l’équipe des professeurs a été renouvelée pour favoriser les pleins temps et ainsi des plages horaires disponibles pour mettre en place des cours de soutien pour les élèves en difficultés. Deux bâtiments ont ouvert leur porte : une classe informatique, destinée aux élèves des grades 5 et 6, ainsi qu’une bibliothèque avec plus de 400 références de livres en khmer. Une toute nouvelle cantine ainsi qu’un système de gestion des eaux flambant neuf ont été inaugurés. Ces investissements n’ont été possibles que grâce au précieux soutien de nos sponsors et de nos généreux donateurs. Sans eux, nous n’irions pas aussi loin. Un grand MERCI !

2 personnes posent

Nos étudiants du secondaire ont poursuivi les rencontres métiers mensuelles avec des professionnels qui sont venus présenter leur profession. Créatrice d’une marque de bijoux, RH dans une agence de voyage, comptable dans une ONG, manager dans un hôtel : des métiers divers qui leur parlent et leur permettent de se projeter dans un avenir professionnel finalement pas si lointain. Ils ont aussi eu cette année la chance de participer à un échange interculturel riche en émotions avec des étudiants du lycée français de Singapour.
Les potagers du Bayon n’ont jamais autant produit puisque cette année, la cantine a été alimentée à 80% en légumes produits localement et de façon écologique, dans les jardins des 8 familles impliquées dans le projet. Chaque jour, 25 kg de légumes arrivent en moto, tuktuk ou même en vélo à la première heure pour permettre à nos cuisinières de préparer le repas des 250 élèves qui débutent leur déjeuner dès 11h pour les plus jeunes. Maintenir la motivation des familles est un défi de taille ! Le métier de maraîcher est une entreprise du quotidien et ne permet pas de repos. Nous avons, cette année, équipé chaque famille d’un système d’arrosage automatique, leur permettant de dégager du temps pour d’autres activités : désherber, récolter, traiter les maladies, etc.

agricultrice dans son champ

A l’école de pâtisserie, la cinquième promotion d’étudiantes a permis de remettre un diplôme à 21 jeunes filles parties fin août dernier vers un avenir professionnel sécurisant dans les hôtels de Siem Reap ou de Phnom Penh et/ou dans des boulangeries-pâtisseries en recherche de main d’œuvre qualifiée. Arrivées fin septembre 2018, les étudiantes que nous avons connues ne sont plus les mêmes. Timides, réservées et très peu sûre d’elles en début de formation, elles repartent confiantes et forte d’une compétence qu’elles peuvent et savent mettre en avant. Nous sommes vraiment dupés par leur capacité d’apprentissage en 12 mois seulement !

5ème promotion de l'école de pâtisserie

La nouvelle promotion accueillie fin août 2019 a fait ses premiers pas dans le tout nouveau Bakery Lab que nous venons d’inaugurer et qui va nous permettre de former plus et dans de meilleures conditions.L’Ecole du Bayon avance… Grâce à ses équipes et à ses nombreux et fidèles donateurs qui croient en son projet. Continuons ensemble !

Vous trouverez ici le rapport d’activité de l’année 2018/2019 pour plus de détail sur nos actions.

Le projet « potagers » vu par notre volontaire

Le projet « potagers » vu par notre volontaire

« Depuis plus d’un an, neuf femmes se lèvent chaque jour pour nourrir au quotidien les 250 élèves de l’École du Bayon. Livraisons des légumes à la cantine d’Élodie, arrosage, entretien des cultures, préparation de compost, d’insecticides naturels, les journées sont bien remplies. Au fil des plantations, des conseils, des ateliers, elles acquièrent l’expérience essentielle au bon fonctionnement du projet et à leur satisfaction personnelle.
Engagées dans ce travail à temps plein, c’est souvent dans leur jardin, la bêche à la main, que je les salue lorsque j’arrive chez elle pour la visite hebdomadaire. Un grand sourire en guise d’accueil, mon arrivée est entre autre l’occasion pour elles de lever le nez de leurs légumes. Commence alors un échange appuyé par le traducteur engagé pour le projet. Vérification de l’état des plantations, conseils sur les traitements à suivre en cas de maladies ou attaques par des insectes. Ensembles, nous apprenons au quotidien comment réagir aux imprévus inévitables d’une agriculture sans produits chimiques.
agricultrice travail dans un potager
 
Nous prenons le temps à chaque visite d’aborder tous les sujets : apport de graines, de petits matériels pour faciliter le travail, rappel des livraisons prévues. Cet accompagnement technique essentiel n’est pourtant qu’une partie du travail. Prendre des nouvelles de la famille, féliciter pour préserver la motivation, favoriser le partage d’expérience afin de créer une vraie communauté, toutes ces petites choses font partie intégrante de la mission. Car à chaque famille son histoire, à chaque visite son anecdote. Alors il est important de toujours garder à l’esprit que, parfois, tout ne fonctionne pas exactement comme prévu, tout n’avance pas comme on le souhaiterait. Grâce aux potagers, nous aidons des familles dont le contexte social est souvent difficile, et celui-ci passe bien entendu avant toute chose.
 
champ du projet potager
 
Ce projet, c’est bien plus qu’une histoire de légumes ! C’est le bouleversement du quotidien de ces femmes qui désormais ont une réelle responsabilité, c’est l’occasion pour elles de gagner en dignité par le travail. Le mercredi, dans les locaux de l’école, nous nous réunissons pour le rendez-vous hebdomadaire durant lequel le programme prend alors tout son sens. Certaines bien apprêtées, d’autres toujours en retard (l’un va d’ailleurs avec l’autre), chacune avec son caractère, vient vendre ses légumes pour la semaine suivante et récupérer ce qui lui est dû. Avec la cuisinière de l’école, nous élaborons alors le menu des jours à venir. Toutes réunies autour de cette table, une énergie incroyable jaillit lorsqu’elles annoncent avec fierté leur production à venir. Cette énergie comble les appréhensions, les baisses de motivations et redonne à chacun l’envie de continuer et d’avancer. Au-delà des différences culturelles et de la barrière de la langue, par le regard, on se comprend : ce projet est beau, valorisant, et vaut pleinement l’effort et les moyens investis. »

 
 
« For more than one year, nine women get up every day to feed the 250 students of Bayon School in vegetables. Deliveries of products to the Elodie’s canteen, watering, crop maintenance, compost and natural insecticides preparation… their days are very busy! Throughout the plantations, trainings and workshops, they acquire the essential skills to make the project and their personal satisfaction possible.
Engaged full time in this work, it is most of the time in their garden with a spade in hand that I greet them when I come to their place for the weekly visit. Welcomed by a big smile, my arrival is an opportunity for them to stop focusing on their vegetables. Then begins a conversation supported by the translator recruited for the project: checking of the plantation conditions, advices on the type of treatments to choose in case of diseases or insects attacks… Together, we learn daily how to react to unforeseen events due to chemical-free agriculture.
 
agricultrice travail dans un potager
 
During each visit we take time to address all topics: supplying seeds, providing small equipment to facilitate the work, reminding the delivery schedule. This technical support is essential but it is only one part of the job. Get news from the families, congratulate them to maintain willingness to continue, share experiences to create a sense of being part of a community, all these little things are part of our mission. Because each family has its own story, each visit has its anecdote. It’s important to keep in mind that sometimes everything does not work exactly as we planned or we would like. Thanks to the “green garden” project, we help families living in a difficult environment and naturally we put their needs first. 
 
champ du projet potager
 
This project is more than just a vegetable story! It is the upheaval of these women daily lives and an opportunity for them to gain real responsibilities and dignity through their work.
Each Wednesday, we organize meetings at Bayon Primary School during which our program becomes meaningful. Some are well prepared, others are always late, and each one with their own character, they come to sell their weekly harvest and to get paid for what they have delivered. Then, we elaborate the menu of the following week with the cook of the school. All gathered around a table, we can feel an incredible energy when they proudly announce their upcoming production. This energy provides to each the desire and the enthusiasm to continue and go further. Beyond the cultural differences and the language barrier, I feel we understand each other perfectly. This project is beautiful, gratifying, and fully deserves the effort and resources invested. »

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS GRÂCE A VOUS

L’année 2018 a été une année particulièrement riche en changements pour l’Ecole du Bayon. Nouveaux bâtiments, nouvelles recrues, nouvelle pédagogie et nouveaux cours pour l’école primaire, nouveaux modes d’accompagnements et d’orientation pour nos élèves du secondaire et élargissement de la promotion d’étudiantes à l’école de pâtisserie … le chemin parcouru en un an est immense ! Tout cela bien sûr n’a été possible que grâce à tous nos donateurs, parrains, marraines, qui nous ont permis de rêver à tous ces projets et de les rendre réels.
Des enfants mangent à la cantine
A l’école primaire, des grands travaux ont été menés, aussi bien au niveau des infrastructures que des principes pédagogiques. Toutes les classes ont été fermées par des murs et équipées de ventilateurs et de lampes. De nouveaux bâtiments ont vus le jour : une bibliothèque et une salle informatique sont nées et ont été aménagées pour accueillir nos élèves dès la rentrée d’octobre. Bien évidemment toutes ces installations sont très gourmandes en énergie. Nous avons donc renforcé notre installation de panneaux solaires pour pouvoir tout alimenter en électricité renouvelable. L’école est désormais totalement indépendante en énergie !
De l’énergie, il en a fallu cette année de la part des équipes mais aussi des parents d’élèves : 9 familles se sont portées volontaires pour participer au nouveau projet potagers. Avec l’aide d’une ONG spécialisée dans l’agriculture biologique, nous avons formé et accompagné ces familles pour qu’elles acquièrent des compétences en agriculture et qu’elles cultivent des légumes pour notre cantine. C’est un véritable succès, et nous comptons développer davantage ce programme l’année prochaine. Un potager a été aménagé au milieu de l’école pour amener quelques légumes supplémentaires et pour servir d’outil pédagogique pour les élèves. Tous ces bons légumes sont cuisinés dans notre cantine qui a également été totalement rénovée. Finis les feux de bois et les fumées qui s’en dégageaient, place à des cuissons au gaz dans une cuisine fermée et équipée de tout l’espace de stockage, de cuisine et de nettoyage nécessaire pour nourrir nos 260 élèves tous les jours. Le système d’approvisionnement en eau a également été revu de fond en comble. L’espace cantine et lavabo dispose maintenant d’une arrivée d’eau utilisable et de plus d’une dizaine de robinets pour que les enfants puissent se laver les mains et les dents. Des fosses septiques ont également été installées pour filtrer les eaux usées et les graisses de cuisson. Quels changements !
une cours de récréation déserte
Dans ces bonnes conditions matérielles, nous avons pu mener une réflexion sur la pédagogie de l’école. Afin de garantir à nos élèves une scolarité dans les meilleures conditions et qui leur permette de combattre le déterminisme de leur milieu social, nous avons revu les principes pédagogiques appliqués à l’école et développé de nouveaux cours. Nous avons recruté un directeur à temps plein pour encadrer nos équipes, ainsi que de nouveaux professeurs pour quatre des six grades et pour les cours de bibliothèque et d’informatique. Ils ont tous reçu des formations en début d’année pour apprendre comment enseigner et encadrer des enfants qui viennent de milieux très défavorisés et qui ont des besoins spécifiques, des façons d’apprendre différentes les uns des autres. En parallèle de nouveaux cours ont été créés pour développer leur curiosité, leurs capacités à construire et exprimer une opinion, leur travail en collaboration. Ils ont désormais des cours de bibliothèque, d’informatique, et d’arts (danse et arts plastiques) qui leur ouvrent l’esprit. Ils y prennent beaucoup de plaisir et ces nouvelles activités ont des effets très bénéfiques dans les cours traditionnels. Cet accompagnement et cet esprit de découverte a été également mis en application pour nos élèves du secondaire Un dimanche par mois, ils échangent avec des professionnels venus leur présenter leur activité, leur parcours et leur formation. Ces rencontres leur permettent de mieux déterminer les métiers et les orientations qu’ils veulent prendre après le lycée.
Côté école de pâtisserie, le succès a dépassé toutes les espérances. Les étudiantes de la quatrième promotion ont toutes suivi les cours avec application et ont toutes trouvé un bon emploi dans des hôtels ou restaurants. Nous avons eu une avalanche de candidatures pour la 5e promotion : plus de 120 pour seulement 22 places, grâce au travail de titan de nos équipes qui se sont déplacées dans des villages reculés pour informer de l’existence de notre formation et rencontrer les élèves dans différentes écoles en milieu rural. L’élargissement des capacités d’accueil de notre école de pâtisserie est un objectif important pour les années à venir au vu du succès qu’elle rencontre.
 
Des enfants jouent sur une balançoire
Difficile de résumer tous les projets, toutes les actions, tout l’investissement des équipes de l’Ecole du Bayon cette année. N’hésitez pas à visiter notre site et nos pages sur les réseaux sociaux pour découvrir tout cela plus en détail et voir nos dernières actualités. Nous vous remercions très chaleureusement pour votre soutien fidèle. Il est indispensable et nous permet de garantir la pérennité de ce magnifique projet, et de continuer à imaginer de nouvelles façons d’accompagner nos élèves vers une vie meilleure.

 
2018 has been a special year for Bayon School, with a lot of change. New buildings, new team members, new educational plan and new courses at the primary school, new orientation and counselling system for follow-up students, growth of the pastry school intake… We’ve come a huge way over the year! We’ve been able to dream of and achieve all those projects thanks to the support of our donators and sponsors.
At Bayon primary school, we’ve done significant work to improve both the infrastructures and the education provided. All classrooms now have concrete walls, fans and lights. New buildings have been added – we now have a library and a computer room which our students have been able to use when the new school year started in October. Those installations requiring more energy, we’ve added new solar panels and the school is now fully autonomously powered with renewables!
 
This year, the school needed increased involvement not only from team members but from students’ parents. 9 families have volunteered to take part in our veg garden project. We teamed up with an NGO specialised in organic farming to train those families to farming so that they can grow vegs to supply our canteen. This project has been very successful et will be developed further next year.
Des enfants mangent à la cantine
A veg garden has also been set up in the middle of the school to get some extra produce and teach farming to children. All those vegs are then cooked at the canteen, which has also been renovated. The old school wood fire, which drove a lot of smoke, has been replaced with gas hobs in a real, concrete kitchen which offers storing room and equipment for cooking and cleaning. The water system has also been reviewed entirely, and a dozen more taps have been installed to facilitate children cleaning their hands and brushing their teeth. New [fosses sceptiques] filter used water and cooking fats. So much change has happened!
After improving the school’s working conditions, efforts have focused on our educational plan. In order to offer children the best education, empowering them to come out of poverty, we’ve reviewed the school’s pedagogical principles and added new courses. A full-time headmaster has been appointed to manage the team, and we’ve hired new teachers for 4 out of our 6 grades, the library and the computer room. At the beginning of the school year, they received special training to adapt to children coming from disadvantaged backgrounds and their specific needs and ways of learning.
une cours de récréation déserte
New courses have been implemented to help children develop their curiosity, express their opinion, and collaborate. They can now attend the library, computing classes and arts (crafts and dance), which helps open their mind. They really enjoy it and those activities prove to positively impact the ‘conventional’ courses. In this sense, we’ve also been strengthening work with our follow-up students who can now meet inspiring individuals introducing them to their background and work one Sunday per month. Those meetings have been beneficial in the students’ plans for the future.
At the pastry school, results have exceeded our expectations. All students from the 4th intake have been hired in restaurants or hotels. We’ve received an incredible number of applications for the 5th intake – over 120 applications for 22 places! Our team have done an astounding work visiting remote villages to promote the pastry training and meet students in various schools. Given this growing interest, increasing capacity of the pastry school will be a priority over the next few years.
There’s no quick way of summing up all projects, actions and hard work done by our teams this year. Please visit our website and social channels to find out more about our projects. A massive thank you for your loyal support, which makes this fantastic project sustainable and allows us to continuously reinvent ways to bring our students towards a better future.
Des enfants jouent sur une balançoire