Coffee Shop : une alternative au don

Coffee Shop : une alternative au don

 

En 2014, l’école de pâtisserie et de boulangerie de l’Ecole du Bayon voit le jour. A l’époque, notre première promotion est composée de 10 jeunes femmes, toutes issues de milieux défavorisés dans la province de Siem Reap. La première année de notre formation se terminant avec succès, il nous semblait dès lors essentiel de faire perdurer cette formation, et d’augmenter nos capacités pour la rendre accessible à un plus grand nombre de jeunes femmes et familles dans le besoin. L’idée était donc de réfléchir ensemble par quels moyens nous pouvions pérenniser cette formation professionnelle sur le long terme.

En 2015, le Coffee Shop de l’école de pâtisserie ouvre ses portes, avec pour objectif premier de contribuer au financement de la formation des étudiantes de l’école de pâtisserie. Chaque jour sont produits toutes sortes de pâtisseries, de viennoiseries et de pains. Les recettes minutieusement pensées par notre chef Khmer Sokhoeurn Morn, également directrice de l’école de pâtisserie, sont réalisées par l’équipe de production composée principalement par d’anciennes étudiantes de l’école.

Les étudiantes quant à elles, reçoivent un enseignement presque quotidien au sein des deux laboratoires : la pâtisserie et la boulangerie. Elles apprennent également, grâce au coffee shop, les bases du service en salle.
Depuis son ouverture, le coffee shop n’a cessé de grandir et peut désormais recevoir 30 personnes. Il est d’ailleurs aujourd’hui l’un des plus réputés de la ville pour ses pâtisseries et viennoiseries mais surtout pour son cadre. Ce « petit coin de paradis », est à l’abris du brouhaha de Siem Reap et de sa fameuse rue « pub street » qui grouille de touristes a toutes heures du jour et de la nuit. Pour suivre la cadence des clients, le coffee shop compte maintenant 3 serveuses et 3 jeunes filles sont à la production en tant que commis de cuisine.

terrasse extérieure d'un coffee shop

Pour résumer, l’ensemble des ventes du coffee shop réalisées à partir de l’année scolaire 2016-2017, ont permis d’autofinancer l’école de pâtisserie à 47%, une moyenne établie sur les 3 dernières années révolues. Avec, pour la première fois depuis l’ouverture du coffee shop, une part d’auto-financement à plus de 50% pour l’année scolaire 2018-2019.
Au total, 23 étudiantes ont pu bénéficier gratuitement de notre formation en boulangerie et pâtisserie grâce au chiffre d’affaire dégagé avec le Coffee Shop !

Une autre belle manière de s’engager auprès de notre association, une alternative au don : une pâtisserie pour une bonne cause !
plusieurs gateaux sur un étal

 

Le coffee shop compte aussi comme clients des restaurants, hôtels et spas de Siem Reap. Avec une dizaine de clients réguliers, nous sommes à ce jour capables de livrer quotidiennement différentes variétés de pains et pâtisseries aux quatre coins de la ville. On retrouve parmi eux Bodia Spa, les hôtels Mémoire, Maison Polanka ou encore Sala Lodges et les restaurants Bakong, Georges Rhumerie ou Le Bel Air.

UN NOUVEL ESPACE DE TRAVAIL POUR L’ECOLE DE PÂTISSERIE

UN NOUVEL ESPACE DE TRAVAIL POUR L’ECOLE DE PÂTISSERIE

 

 

 

La Bayon Pastry School a entamé sa sixième année d’existence et a accueilli 26 nouvelles étudiantes. Le lieu a bien évolué et la formation est aujourd’hui très professionnelle et reconnue à Siem Reap.Avec notre expérience, nous gagnons en notoriété et nos étudiantes trouvent facilement un emploi à la sortie de l’école. En cinq ans, 86 étudiantes sont sorties diplômées et travaillent dorénavant avec un emploi stable.

Et maintenant ? Nous voulons grandir, améliorer notre espace de formation et la qualité de nos pains. Les étudiantes sont principalement formées à la pâtisserie, mais nous voulons améliorer la formation en boulangerie. Nous avons donc décidé de créer un nouveau laboratoire de boulangerie, destiné à la formation des étudiantes.
travaux de rénovation

Laissons la parole à Sokhoeurn, notre directrice de l’école :

Quels sont les objectifs de ce nouvel espace ?
Le premier objectif est de disposer d’espace supplémentaire pour recruter plus de 25 étudiantes par promotion. D’autre part, nous nous sommes jusqu’ici principalement concentrés sur la pâtisserie ; le matériel que nous utilisons est moins adapté à la boulangerie et nous souhaitons donc investir pour avancer dans cette voie.

Qu’est ce qui change par rapport à l’ancien pastry lab ?
Au-delà de l’espace gagné, l’évolution principale est liée aux normes d’hygiène. Avec ce nouvel espace, nous pourrons nous mettre aux normes et respecter au mieux les règles sanitaires et de sécurité alimentaire internationales.
Des étudiantes travaillent dans un laboratoire de cuisine
Avez-vous investi dans du matériel spécifique ?
Nous avons investi dans des petits équipements, indispensables pour la boulangerie mais aussi dans un laminoir (machine pour les pâtes), des mixers à spirale et un four.
La chose dont je suis le plus satisfaite est l’investissement dans une chambre froide qui va nous permettre de mieux gérer les stocks. Ces recommandations ont été faites par nos partenaires de Lesaffre et Arizta qui nous suivent sur ce projet.

Quels sont les plans pour le futur ?
Nous voulons améliorer la qualité de nos pains et les faire connaître sur Siem Reap. Nous voulons que les étudiantes comprennent pourquoi le pain est si important. C’est comme le riz au Cambodge que nous mangeons à chaque repas !

Un grand merci à l’ensemble de nos sponsors sans qui ce projet n’aurait pas pu exister : Aryzta, Fondation Sodebo, Lesaffre, Kitchen Aid ; sans oublier les nombreux donateurs qui ont notamment donné en hommage à Irene Meister.
Des étudiantes dans une cuisine

 

 

The Bayon Pastry School has begun its sixth school year with a new intake of 26 students. The site has been transformed from its modest beginnings and the training programme is now highly professional and well known in and around Siem Reap.Our experience has led to a growing reputation and our students find jobs easily once they have finished the programme. Over the last 5 years, 86 students have graduated and found stable jobs.

What’s next? We want to grow and improve our training site as well as the quality of our bread. Our students are trained mainly in pastry but we want to develop our bread-making programme. With this in mind, we have decided to create a new baking laboratory for use by our students.
travaux de rénovation

Let’s find out more from Sokhoeurn, the head of the Pastry school:

What are the objectives of this new work space?
The main objective is to extend our premises to allow us to recruit more than 25 students per intake. In addition, up until now, we have concentrated on pastry and the equipment we use is not particularly adapted to bread-making. We would therefore like to invest in more specialised equipment for this new programme.

What has changed compared to the old pastry lab?
Apart from giving us more space, the major improvement has been made in reaching required standards of hygiene. With this new work space, we will be able to operate in compliance with international standards of hygiene and food safety.

Des étudiantes travaillent dans un laboratoire de cuisine

Have you invested in specific equipment?
We have invested in the small equipment which Is essential for break-making, as well as a dough-making machine, spiral mixers and an oven. I am particularly proud of the investment in the cold storage room which will enable us to manage our stock better. These recommendations were made by Lesaffre and Arizta, our partners on this project.

What are your projects for the future?
We would like to improve the quality of our bread and then promote it in Siem Reap. We want our students to realise how important bread is; they need to understand that it is the equivalent of the rice that we eat with every meal in Cambodia!

A very big thank you to all our sponsors, this project could not exist without your loyal support : Aryzta, Fondation Sodebo, Lesaffre, Kitchen Aid ; and not forgetting severals donators who gave in honor of Irene Meister.

Des étudiantes dans une cuisine

 

 

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

Une année de plus s’achève à l’Ecole du Bayon… Et à peine terminée, une nouvelle promotion d’étudiantes a rejoint la formation tandis que 19 petites têtes brunes ont rempli les bancs vides de la classe de maternelle. La vie d’une école est ainsi : certains vont de l’avant et laissent la chance à d’autres d’intégrer notre structure. Ça bouge et c’est tant mieux ! Des envies émergent, les idées fusent, les choses se concrétisent, les équipes se motivent et de nouveaux projets voient le jour…

 enfants de maternelle et leur professeure

L’année scolaire 2018/19 avait démarré à l’école primaire avec une grande réforme du système d’enseignement suite aux recommandations apportées par Rodrigo et Anaïs venus réaliser un audit de notre système pédagogique. Un nouveau directeur a été recruté et l’équipe des professeurs a été renouvelée pour favoriser les pleins temps et ainsi des plages horaires disponibles pour mettre en place des cours de soutien pour les élèves en difficultés. Deux bâtiments ont ouvert leur porte : une classe informatique, destinée aux élèves des grades 5 et 6, ainsi qu’une bibliothèque avec plus de 400 références de livres en khmer. Une toute nouvelle cantine ainsi qu’un système de gestion des eaux flambant neuf ont été inaugurés. Ces investissements n’ont été possibles que grâce au précieux soutien de nos sponsors et de nos généreux donateurs. Sans eux, nous n’irions pas aussi loin. Un grand MERCI !

2 personnes posent

Nos étudiants du secondaire ont poursuivi les rencontres métiers mensuelles avec des professionnels qui sont venus présenter leur profession. Créatrice d’une marque de bijoux, RH dans une agence de voyage, comptable dans une ONG, manager dans un hôtel : des métiers divers qui leur parlent et leur permettent de se projeter dans un avenir professionnel finalement pas si lointain. Ils ont aussi eu cette année la chance de participer à un échange interculturel riche en émotions avec des étudiants du lycée français de Singapour.
Les potagers du Bayon n’ont jamais autant produit puisque cette année, la cantine a été alimentée à 80% en légumes produits localement et de façon écologique, dans les jardins des 8 familles impliquées dans le projet. Chaque jour, 25 kg de légumes arrivent en moto, tuktuk ou même en vélo à la première heure pour permettre à nos cuisinières de préparer le repas des 250 élèves qui débutent leur déjeuner dès 11h pour les plus jeunes. Maintenir la motivation des familles est un défi de taille ! Le métier de maraîcher est une entreprise du quotidien et ne permet pas de repos. Nous avons, cette année, équipé chaque famille d’un système d’arrosage automatique, leur permettant de dégager du temps pour d’autres activités : désherber, récolter, traiter les maladies, etc.

agricultrice dans son champ

A l’école de pâtisserie, la cinquième promotion d’étudiantes a permis de remettre un diplôme à 21 jeunes filles parties fin août dernier vers un avenir professionnel sécurisant dans les hôtels de Siem Reap ou de Phnom Penh et/ou dans des boulangeries-pâtisseries en recherche de main d’œuvre qualifiée. Arrivées fin septembre 2018, les étudiantes que nous avons connues ne sont plus les mêmes. Timides, réservées et très peu sûre d’elles en début de formation, elles repartent confiantes et forte d’une compétence qu’elles peuvent et savent mettre en avant. Nous sommes vraiment dupés par leur capacité d’apprentissage en 12 mois seulement !

5ème promotion de l'école de pâtisserie

La nouvelle promotion accueillie fin août 2019 a fait ses premiers pas dans le tout nouveau Bakery Lab que nous venons d’inaugurer et qui va nous permettre de former plus et dans de meilleures conditions.L’Ecole du Bayon avance… Grâce à ses équipes et à ses nombreux et fidèles donateurs qui croient en son projet. Continuons ensemble !

Vous trouverez ici le rapport d’activité de l’année 2018/2019 pour plus de détail sur nos actions.

PORTRAIT DE SOKLY : NOTRE PROFESSEUR A L’ECOLE DE PATISSERIE

PORTRAIT DE SOKLY : NOTRE PROFESSEUR A L’ECOLE DE PATISSERIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sokly a 34 ans et est mère de 2 enfants. Elle a rejoint l’équipe en février 2017.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auparavant, elle était cuisinière dans un restaurant Khmer qu’elle avait elle-même ouvert. Même si ce dernier était petit, elle a toujours adoré cuisiner et prenait beaucoup de plaisir à préparer les plats traditionnels cambodgiens pour ses clients. 

  portrait de la chef de pâtisserie sokly

C’est sous les conseils d’une amie qu’elle a décidé de tenter le concours d’entrée à la prestigieuse École d’Hôtellerie et de Tourisme Paul Dubrule. Elle l’a réussi avec brio et a suivi la formation de pâtisserie. Diplômée de Paul Dubrule en 2016, elle a également suivi une formation pour la décoration de gâteaux à Sihanoukville et une autre avec la société vietnamienne Cream pour compléter ses connaissances.

Elle a ensuite été recrutée par Brown Coffee, une chaine de Coffee shop cambodgienne réputée dans tout le pays. Elle a travaillé 7 mois dans un de leur café et y a croisé des étudiantes en stage venant d’une école qui commençait à se faire connaître : l’école de pâtisserie du Bayon. Son ancien professeur de pâtisserie à Paul Dubrule l’a vivement recommandé auprès de Sokhoeurn, notre directrice de l’école de pâtisserie. La qualité essentielle qui a convaincu Sokhoeurn? Ses compétences dans la préparation des viennoiseries et des pains.

Une chef et des étudiantes en pâtisserie

L’école du Bayon a été pour elle une opportunité qui dépassait ses espérances. Elle y enseigne aujourd’hui toutes les matières liées à la pâtisserie, pratiques comme théoriques. Elle est très heureuse de pouvoir transmettre son savoir à des étudiantes curieuses, attentives et appliquées. Jour après jour, elle tente de rendre ses cours toujours plus interactifs en créant des activités et des ateliers variés. Pour cela, elle n’hésite pas à demander des conseils à ses anciens professeurs et amis.

L’essentiel pour elle est que les étudiantes prennent plaisir durant la formation et laissent exprimer leur créativité. Elle attache également beaucoup d’importance au recrutement post-formation. Il est en effet indispensable que les filles trouvent un poste stimulant, qui leur plaise et qui leur procure un salaire suffisant pour vivre et aider leur famille. Elle se sent parfois un peu comme une deuxième maman pour ces étudiantes qui ont décidé de venir étudier la pâtisserie loin de leur foyer. Elle les écoute, les conseille et se rend toujours disponible. Comme à chaque fois, la fin de l’année est particulièrement difficile pour elle car il faut dire au revoir aux étudiantes qu’elle a guidées et épaulées. Mais heureusement, la transition avec la promotion suivante n’est jamais très longue.

des amies posent dehors

La nouvelle année scolaire a débuté début septembre et Sokly a déjà plein d’idées de jeux pour enseigner la pâtisserie de façon ludique et partager le plus de connaissances possible en toute simplicité.

Bravo Sokly et merci pour ton investissement quotidien !

 

 

Sokly is 34 years old and mother of 2 children. She joined the team in February 2017.

 

Before, she was a cook in a Khmer restaurant that she had opened herself. Even if it was small, she always loved cooking and took a great deal of pleasure from preparing traditional Cambodian dishes for her customers. 

portrait de la chef de pâtisserie sokly


After advice from a friend, she decided to try the entry contest to get into the prestigious École d’Hôtellerie et de Tourisme Paul Dubrule. She completed it successfully and followed the pastry training.

After graduating from Paul Dubrule in 2016, she also enrolled in a cake decoration training in Sihanoukville as well as with the Vietnamese company Cream to complete her skill set.

She was then recruited by Brown Coffee, a Coffee shop Cambodia chain famous throughout the country. She worked 7 months in one of their cafés and met a few students who were there for their internship for a school that was growing in popularity: Bayon Pastry School.

Her old pastry teacher at Paul Dubrule vividly recommended her to Sokhoeurn, our pastry school director. What was the essential quality that convinced Sokhoeurn? Her skills in the preparation of vienoisseries and breads.

Une chef et des étudiantes en pâtisserie

Bayon School was an opportunity for her to exceed her expectations. She now teaches all the classes linked to pastry, practical and theoretical. She is very happy to be able to share her knowledge with her students who are very curious, attentive and diligent. Day after d ay, she tries to make her classes more interactive by creating a variety of activities and workshops. To successfully lead this project, she does not hesitate to ask for help from ex-teachers and her friends.
The main objective for her is that the students enjoy their training and have the platform to showcase their creativity. She is also committed to the importance of post-training recruitment for the students. It is very important for the students to find a stimulating position, that they enjoy and have a salary which permits them to live and to help their families.

Sometimes she feels like a second mother for the students who decided to study pastry far away from their homes. She listens to them, helps them and is always available. `
Like every year, the end of the year is particularly difficult for her as she has to say goodbye to the students that she guided and supported all year. Unfortunately, the transition with the following promotion of students is rarely very long.

des amies posent dehors

The new academic year started at the start of September and Sokly already has many ideas of games to teach pastry in ludic way and in order to share a maximum of knowledge in the simplest fashion.

Well done Sokly and thank you for your investment!

 

TÉMOIGNAGE D’UNE ANCIENNE ETUDIANTE

TÉMOIGNAGE D’UNE ANCIENNE ETUDIANTE

Maelys : Qu’as-tu appris pendant ta formation au Bayon ?
Sothoan : Ma formation a été très bénéfique ! J’ai pu à la fois apprendre l’anglais, l’informatique, la pâtisserie et mettre en pratique mes compétences techniques au sein du pastry lab et de mes stages sur le terrain. Mes expériences au Park Hyatt & à l’Hôtel Heritage m’ont en effet permis d’acquérir une certaine rigueur et d’élargir mes compétences en pâtisserie et boulangerie.
A l’école du Bayon, les professeures m’ont enseigné un savoir-faire et savoir vivre, qui m’ont permis de devenir une femme indépendante !
 
Maelys : As-tu aimé la vie en communauté avec les autres étudiantes ?
Sothoan : Oui j’ai beaucoup aimé, c’est un peu comme une deuxième famille. On dormait dans la même chambre, prenait nos repas ensemble, on faisait toujours pleins d’activités, comme jouer au football ou encore lire des livres. J’ai certes appris un métier, mais surtout, j’ai créé une deuxième famille.
 
Une étudiante pose devant un café

Maelys : Aujourd’hui, as-tu gardé tes amis du Bayon ?
Sothoan : Je me suis fait pleins d’amies, au moins 16 ! Tu imagines ?
Je les vois tout le temps, on va faire du shopping ensemble, on se balade à Angkor Wat, et de temps en temps on rend visite à Sokhoeurn notre ancienne cheffe pâtissière à l’école du Bayon.

Maelys : Comment as-tu trouvé un travail après ta formation ?
Sothoan : L’équipe du Bayon m’a accompagnée tout au long de mes recherches. Grâce à mon niveau d’anglais et mon expérience, j’ai trouvé facilement un travail à Bang Bang Bakery. À présent je vis de ma passion, et j’en suis fière !

Maelys : Quelles sont tes responsabilités et tes horaires à Bang Bang Bakery ?
Sothoan : Je suis pâtissière et boulangère, mais lorsqu’il y a trop de monde, je me transforme en serveuse. Ici, je dois être polyvalente !
Je commence à 7h et je finis à 15h. Ce sont de bonnes journées.

une étudiante pose dans une boulangerie

Maelys : Que font tes parents dans la vie ?
Sothoan : Ma mère est fermière, mon père, lui, est mort il y a 11 ans. Avant il travaillait en Thaïlande pour faire vivre la famille.

Maelys : Qu’est-ce que ta famille pense de ton travail ?
Sothoan : C’est une grande fierté pour ma mère ! Grâce à ma réussite professionnelle, j’aide ma famille à vivre.

Maelys : Quel est ton salaire ?
Sothoan : J’ai commencé il y a un an à gagner $160, et aujourd’hui grâce à mon professionnalisme je gagne $ 200/mois.

Maelys : Quel serait ton travail de rêve ?
Sothoan : Je voudrai devenir professeure en pâtisserie et transmettre mon savoir. C’est selon moi, le plus beau métier que je pourrais exercer.
Et en parallèle, j’aimerais créer ma propre pâtisserie-boulangerie ! C’est mon rêve le plus cher, mais avant cela, je dois économiser, et avoir plus d’expériences ! 

 

Maelys: What did you learn during your training at Bayon School?
Sothoan: My training has been very helpful! I learnt English, computing, baking and put my skills into practice in the Pastry Lab and during my internships. My experiences at Park Hyatt and at the Heritage Hotel allowed me to acquire a certain discipline and expand my skills in pastry and bakery.
At the Bayon School, the teachers taught me an expertise and good manners, which allowed me to become an independent woman!
 
Maelys: Did you like your daily life with other students?
Sothoan: Yes I liked it a lot, it was a bit like a second family. We slept in the same room and had our meals together. We always had lots of activities, like playing football or reading books. I learned a trade and simultaneously created a second family.
 
Une étudiante pose devant un café

Maelys: Today, are you still friends with the people you met at Bayon?
Sothoan: I made lots of friends, at least 16! Can you imagine?
I see them all the time, we go shopping together, we walk to Angkor Wat, and from time to time we visit Sokhoeurn our former head pastry chef at the Bayon School.

Maelys: How did you find a job after your training?
Sothoan: The Bayon team helped me during my research. Thanks to my level of English and my experience, I found a job easily at Bang Bang Bakery. Now I live by my passion, and I’m proud of it!

Maelys: What are your responsibilities and schedules at Bang Bang Bakery?
Sothoan: I’m a baker and pastry cook, but when there are customers I turn into a waitress. Here, I have to be multi-skilled!
I start at 7am and finish at 3pm. I have busy days.

une étudiante pose dans une boulangerie

Maelys: What are your parents’ jobs?
Sothoan: My mother is a farmer, my father died 11 years ago. Before, he worked in Thailand to support the family.

Maelys: What does your family think about your work?
Sothoan: My mother is very proud! Thanks to my professional success, I help my family to live.

Maelys: What is your salary?
Sothoan: When I started one year ago I earned $160, and today thanks to my professionalism I earn $200 per month.

Maelys: What would be your dream job?
Sothoan: I would like to become a baking teacher to share my knowledge. In my opinion, this is the best job I can do.
And in succession, I would like to create my own bakery! It’s my biggest dream! But before that I have to save money and gain more experience.

LES JOYAUX DE KAMPOT OFFERTS PAR FAIR FARMS A L’ECOLE DU BAYON

LES JOYAUX DE KAMPOT OFFERTS PAR FAIR FARMS A L’ECOLE DU BAYON

Depuis 2 ans nous vendons du poivre de Kampot au profit de l’école du Bayon. Ce dernier nous est offert par Fair Farms, une société qui a été créée au Cambodge en 2014.
 
Nous mettons ce poivre dans de petits sacs en Krama (tissu traditionnel cambodgien) confectionnés par la maman d’un élève de l’école primaire. La vente de ces sachets nous permet de soutenir notre association. Le poivre peut-être acheté au Coffee Shop de l’école de pâtisserie mais aussi à l’occasion d’événements extérieurs comme le gala de charité à Paris, notre partenariat avec Albert Menez et des ventes diverses à Singapour et au Cambodge… 
 
De plus, le travail de confection de ces sachets permet à cette maman de dégager un revenu complémentaire qui participe à l’amélioration des conditions de vie de sa famille. La totalité du fruit de ces ventes revient à l’école du Bayon et nous aide à scolariser les enfants démunis vivant autour des temples d’Angkor. 
 
2 sachets de poivre rouge et bleu

La société Fair Farms commercialise « Les Joyaux de Kampot », et son nom reflète la volonté de ses fondateurs : être équitable et aider la population locale. “La philosophie de Fair Farms s’articule autour de 2 axes majeurs: le respect de la terre via une agriculture raisonnée 100% bio et le respect de l’humain via la mise en place d’une charte de responsabilité sociale afin d’améliorer au maximum les standards de vie de nos employés. Vacances, congés maternités, assurances, salaires confortables, repas, éducation… Nous prenons soin de notre farmily!” Norbert Binot – Fondateur de Fair Farms.
 

L’équipe est composée de fermiers expérimentés qui cultivent le poivre depuis des générations. Ils contrôlent chaque arbre pour s’assurer de leur bonne santé et des tests gustatifs sont effectués chaque jour pour maintenir une qualité optimale.

portrait producteurs de poivre

Les techniques de productions des « Les Joyaux de Kampot » sont 100% bio et traditionnelles :
– Arrosage manuel pour un meilleur contrôle des maladies & insectes
– Utilisation de ficelles naturelles faites sur place pour éviter une pollution des sols
– Respect des méthodes de culture traditionnelles
– Engrais naturels
– Récolte et tri manuels
– Séchage au soleil sur tables surélevées dans un espace clos pour éviter toute contamination avec le sol ou les animaux ou insectes.
 

Fair Farms garantie ainsi une qualité optimale. Ce produit est certifié AB et la société est la première et unique certifiée commerce équitable « Fair For Life » du Cambodge. De plus, les responsables de Fair Farms sont très engagés dans la protection de l’environnement et allouent 2% de leur chiffre d’affaire à différents projets de développement (recyclage de plastique et de verre, création d’un premier filtre à eau pilote à la ferme…). Cette qualité permet à Fair Farms de compter parmi ses clients certaines des plus grandes tables de la gastronomie : Pierre Gagnaire, Romain Meder, le centre de formation Alain Ducasse, Julien Royer, Alexandre Couillon, etc.

sacs contenant différents poivres de couleur

L’école du Bayon remercie Fair Farms et ses responsables pour leur soutien fidèle et pour leur travail qui « fait pousser le Cambodge » et notre action. Bravo !

homme tenant du poivre dans les mains

 
We have been selling Kampot pepper for 2 years in order to support Bayon school activities. This pepper is offered by Fair Farms, a company created in Cambodia in 2014. The pepper is packed in small Krama bags made by the mother of one of our primary school student. The incomes generated through the selling of these bags increases Coffee Shop annual revenues and is also an opportunity for organizing external events such as the charity gala in Paris, the Albert Menez special offers, various sales in Singapore and Cambodia…
In addition, the selling of these Krama bags helps the mother to get additional income that contributes in improving her family living conditions.
 
All the profits generated from these sales benefits to Bayon School and help us to provide quality education to youths living in the temples of Angkor.
 
2 sachets de poivre rouge et bleu
 
Fair Farms sells « The Kampot Jewels », and its name expresses its founders’ willingness: to be fair and to help the local population. « The Fair Farms philosophy is based on two main themes: respect for the land through 100% organic farming and respect for the human through the implementation of a social responsibility charter to improve to the way of life of our employees. Holidays, maternity leave, insurance, comfortable wages, meals, education, we take care of our family! “Norbert Binot – Founder of Fair Farms.
The team is composed of experienced farmers who have been growing pepper for generations. They control each tree to ensure their health and taste tests are done daily to ensure the optimal drying and quality.
 
portrait producteurs de poivre
The production techniques of « Kampot Jewels » are 100% organic and traditional:
– Manual watering for better control of diseases & insects
– Use of natural twines made on site to avoid soil pollution
– Respect of traditional farming methods
– Natural fertilizers
– Manual harvesting and sorting
– Drying in the sun on high table in enclosed space to avoid any contamination with the ground, animals or insects.
 sacs contenant différents poivres de couleur
 
That way, Fair Farms guarantees optimum quality. This product is AB certified and Fair Farms is the first and only Fair Trade certified Fair Trade Company in Cambodia. In addition, Fair Farms managers are very committed in protecting the environment and allocate 2% of their turnover to various development projects (recycling of plastic and glass, creation of the first water filter at the farm…). This quality allows Fair Farms to include among its customers some of the greatest gastronomy tables: Pierre Gagnaire, Romain Meder, Alain Ducasse training center, Julien Royer, Alexandre Couillon, etc.
 

The Bayon School thanks Fair Farms and its managers for their faithful support and for their work that « allow Cambodia grow » and our action as well! Congratulations!

 

homme tenant du poivre dans les mains