« SBEK THOM », OU THÉÂTRE D’OMBRES KHMER A L’ÉCOLE DU BAYON

« SBEK THOM », OU THÉÂTRE D’OMBRES KHMER A L’ÉCOLE DU BAYON

Le théâtre d’ombres au Cambodge, Sbek Thom en Khmer, est inscrit, depuis 2008, à l’UNESCO comme patrimoine immatériel de l’humanité. Il met en scène des marionnettes plus ou moins grandes (pouvant mesurer jusqu’à deux mètres de haut), fabriquées en cuir de vache ciselé. Considéré comme un art sacré durant la période angkorienne, les représentations de marionnettes n’étaient à l’époque données que lors d’évènements célèbres (nouvel an Khmer, anniversaire du roi et vénération des personnages illustres). Aujourd’hui, le Skeb Thom a dépassé ce cadre purement rituel pour devenir un symbole à part entière de la culture artistique khmère.
A l’Ecole du Bayon, il nous a donc paru essentiel de faire perdurer cette tradition. Et la consolidation de nos cours extra-scolaires fait partie intégrante de ce processus. Après le développement de nos cours de sport, d’arts plastiques et de danse apsara, l’introduction des cours de marionnettes khmères permet de lier histoire, créativité et esprit d’équipe.
Professeur de marionnettes et enfants dans le fond
Découvrez dès à présent Tob Leang, notre nouveau professeur de marionnettes à l’Ecole du Bayon. Tob Leang a été formé à l’histoire et à la fabrication de marionnettes pendant 3 ans chez Bambu Stage, une entreprise sociale basée à Siem Reap qui vise à mettre en valeur le talent de jeunes artistes à travers l’artisanat et la culture traditionnelle khmère. Il rejoint aujourd’hui l’équipe du Bayon pour transmettre son savoir à nos élèves de l’école primaire.
Notre objectif est ambitieux : donner la première représentation de théâtre d’ombres à l’Ecole du Bayon d’ici la fin du premier semestre ! Mais de nombreuses étapes doivent être intégrées avant cette phase ultime.
outils pour fabriquer des marionettes
Première étape de l’apprentissage : appréhender et reconnaître l’ensemble des outils utilisés pour fabriquer les marionnettes. Le « taillage » du cuir est une technique complexe. Les enfants seront en mesure de choisir l’outil le plus adapté à utiliser en fonction de la forme souhaitée de leur marionnette.
Une fois cette 1ère étape acquise, place à la fabrication des marionnettes. Munis d’un piquet et d’un marteau, les enfants apprennent pas à pas à tracer des lignes droites ; s’en suit les premiers tests de réalisation de marionnettes. Sachant que cette pratique nécessite une certaine dextérité et précision de la part de nos élèves, l’équipe du Bayon a convenu que les cours de marionnettes ne démarreraient qu’à partir du grade 2 (7-8 ans).
Students-puppets-1

Une fois les petits pantins fabriqués, il reste encore une étape primordiale à l’accomplissement de notre tâche, et pas des moindres : l’apprentissage du scénario et la mise en scène des marionnettes, pour une future représentation réussie.
Ce scénario, que Tob Leang a longuement mûri avant son arrivée, nécessite beaucoup d’attention et de concentration de la part des enfants : la preuve en image !
Enfants apprenant un script pour spectacle
A l’heure où nous écrivons cet article, les enfants ont avancé à la vitesse de l’éclair, et la plupart des marionnettes sont déjà fabriquées. Pour ce qui est de la représentation finale de fin de semestre… Rendez-vous fin mars !Un grand merci à la Fondation Insolite Bâtisseur – Philippe Romero, qui a contribué au financement de ce nouveau cours complémentaire.
UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS A L’ÉCOLE DU BAYON

Une année de plus s’achève à l’Ecole du Bayon… Et à peine terminée, une nouvelle promotion d’étudiantes a rejoint la formation tandis que 19 petites têtes brunes ont rempli les bancs vides de la classe de maternelle. La vie d’une école est ainsi : certains vont de l’avant et laissent la chance à d’autres d’intégrer notre structure. Ça bouge et c’est tant mieux ! Des envies émergent, les idées fusent, les choses se concrétisent, les équipes se motivent et de nouveaux projets voient le jour…

 enfants de maternelle et leur professeure

L’année scolaire 2018/19 avait démarré à l’école primaire avec une grande réforme du système d’enseignement suite aux recommandations apportées par Rodrigo et Anaïs venus réaliser un audit de notre système pédagogique. Un nouveau directeur a été recruté et l’équipe des professeurs a été renouvelée pour favoriser les pleins temps et ainsi des plages horaires disponibles pour mettre en place des cours de soutien pour les élèves en difficultés. Deux bâtiments ont ouvert leur porte : une classe informatique, destinée aux élèves des grades 5 et 6, ainsi qu’une bibliothèque avec plus de 400 références de livres en khmer. Une toute nouvelle cantine ainsi qu’un système de gestion des eaux flambant neuf ont été inaugurés. Ces investissements n’ont été possibles que grâce au précieux soutien de nos sponsors et de nos généreux donateurs. Sans eux, nous n’irions pas aussi loin. Un grand MERCI !

2 personnes posent

Nos étudiants du secondaire ont poursuivi les rencontres métiers mensuelles avec des professionnels qui sont venus présenter leur profession. Créatrice d’une marque de bijoux, RH dans une agence de voyage, comptable dans une ONG, manager dans un hôtel : des métiers divers qui leur parlent et leur permettent de se projeter dans un avenir professionnel finalement pas si lointain. Ils ont aussi eu cette année la chance de participer à un échange interculturel riche en émotions avec des étudiants du lycée français de Singapour.
Les potagers du Bayon n’ont jamais autant produit puisque cette année, la cantine a été alimentée à 80% en légumes produits localement et de façon écologique, dans les jardins des 8 familles impliquées dans le projet. Chaque jour, 25 kg de légumes arrivent en moto, tuktuk ou même en vélo à la première heure pour permettre à nos cuisinières de préparer le repas des 250 élèves qui débutent leur déjeuner dès 11h pour les plus jeunes. Maintenir la motivation des familles est un défi de taille ! Le métier de maraîcher est une entreprise du quotidien et ne permet pas de repos. Nous avons, cette année, équipé chaque famille d’un système d’arrosage automatique, leur permettant de dégager du temps pour d’autres activités : désherber, récolter, traiter les maladies, etc.

agricultrice dans son champ

A l’école de pâtisserie, la cinquième promotion d’étudiantes a permis de remettre un diplôme à 21 jeunes filles parties fin août dernier vers un avenir professionnel sécurisant dans les hôtels de Siem Reap ou de Phnom Penh et/ou dans des boulangeries-pâtisseries en recherche de main d’œuvre qualifiée. Arrivées fin septembre 2018, les étudiantes que nous avons connues ne sont plus les mêmes. Timides, réservées et très peu sûre d’elles en début de formation, elles repartent confiantes et forte d’une compétence qu’elles peuvent et savent mettre en avant. Nous sommes vraiment dupés par leur capacité d’apprentissage en 12 mois seulement !

5ème promotion de l'école de pâtisserie

La nouvelle promotion accueillie fin août 2019 a fait ses premiers pas dans le tout nouveau Bakery Lab que nous venons d’inaugurer et qui va nous permettre de former plus et dans de meilleures conditions.L’Ecole du Bayon avance… Grâce à ses équipes et à ses nombreux et fidèles donateurs qui croient en son projet. Continuons ensemble !

Vous trouverez ici le rapport d’activité de l’année 2018/2019 pour plus de détail sur nos actions.

LES UNIFORMES SCOLAIRES PRODUITS PAR LES MAMANS DU BAYON

LES UNIFORMES SCOLAIRES PRODUITS PAR LES MAMANS DU BAYON

Lors de sa dernière visite, Babeth, notre ambassadrice à Singapour m’avait soufflée l’idée de faire produire les uniformes de nos élèves par les mamans elles-mêmes. Désireuse de m’investir dans un projet sur le terrain au plus près de nos élèves et de leur famille, j’ai décidé de porter ce projet et de le faire naître au sein de l’association.

Atelier de couture et uniformes

Habituellement achetés chez un fournisseur extérieur, nous avons été, à de nombreuses reprises, mécontents de la qualité des uniformes fournis : problèmes de livraison, mauvaise qualité… Au-delà de ces soucis, c’est surtout l’opportunité que représentait ce projet qui a motivé sa mise en place.

Sur le même modèle que les potagers installés dans les familles de nos élèves pour approvisionner la cantine de l’école, l’idée principale est de fournir aux familles un salaire supplémentaire et donc, d’améliorer leurs conditions de vie.

Pour cette année de lancement, nous avons décidé de produire uniquement les uniformes de l’école primaire et d’acheter ceux des étudiants du secondaire et de l’école de pâtisserie à un fournisseur extérieur. L’objectif sera, pour l’année prochaine, de produire l’intégralité des uniformes.

Mère tenant un uniforme à la main

La première étape de ce projet a été le recrutement des mamans « couturières ». Pour ce faire, j’ai demandé l’aide de la personne qui connait le mieux nos familles : Soky, notre assistante sociale à l’école primaire. Elle m’a permis d’identifier les familles qui avaient le plus besoin d’un revenu complémentaire et parmi elles, 3 mamans avec des compétences en couture : Sokheng, Mom et Hai.

Sokheng vit dans une petite maison de tôles dans un village en face d’Angkor Wat avec son mari et ses deux enfants. Sa fille Panha, a 6 ans et entrera en Grade 2 en octobre prochain. Son fils n’a, quant à lui, que 4 mois, et il est très difficile pour elle de le nourrir correctement étant donné qu’elle n’a aucun revenu.

Mère mesurant les uniformes

Mom vit dans une grande maison au bord de la rivière qui traverse l’enceinte des temples d’Angkor. Elle vit avec ses 4 neveux et nièces. Ils sont scolarisés à l’école du Bayon. Elle est la seule personne dans le foyer générant un revenu. C’est donc elle qui est en charge d’acheter de la nourriture et de subvenir aux besoins.

Hai a 3 enfants : ses deux filles sont scolarisées à l’école primaire du Bayon, Sopheak en Grade 5 et Sreyka en Grade 4, et son fils, Kvan, âgé de 3 ans est pour le moment trop jeune pour rejoindre les bancs de l’école.

Ces 3 femmes vivent toutes dans des conditions très précaires et n’ont pas hésité à saisir l’opportunité d’une rémunération. Quand nous sommes allés à leur domicile pour leur proposer de participer à la conception des uniformes, elles ont toutes les trois accepté sans hésitation. Toutefois, leurs compétences étant insuffisantes, il nous a fallu demander l’aide de Lan, une couturière professionnelle.

Maman en train de coudre à la machine

Achat des tissus et accessoires au marché, découpe des tissus à la bonne taille et surtout formation des mamans pour la couture des pièces, Lan est un maillon essentiel dans notre chaîne de production pour cette première année. Vivant elle-même dans des conditions précaires, elle bénéficie ainsi également de ce projet. L’année prochaine, nous ferons en sorte que les mamans prennent en charge toute la chaîne de production.

Pour lancer la conception, nous avons eu besoin d’investir dans du nouveau matériel : une machine à coudre, 3 fers à repasser, une machine spéciale pour la couture des boutons… Heureusement de généreux donateurs nous ont soutenus !
A la date de début septembre, la production suit son cours : nous terminons les uniformes de grades 3, 4, 5 et 6 et nous allons bientôt commencer ceux pour les élèves de maternelle, grades 1 et 2. Objectif = 490 uniformes pour le 1er octobre !

Phorn, le directeur de l’école primaire et Jeanne, notre responsable de collecte, m’apportent une aide précieuse pour le suivi de la production. Nous rendons visite 2 fois par semaines aux 4 femmes investies dans le projet pour s’assurer qu’elles ne manquent de rien et collecter les uniformes produits. C’est très encourageant !

Nous avons tous hâte de voir les élèves dans les uniformes produits par les mamans du Bayon.

DES VACANCES DANS LES TEMPLES D’ANGKOR…

DES VACANCES DANS LES TEMPLES D’ANGKOR…

Les AuVERT’gnats, un groupe de compagnons du Puy-de-Dôme composé de quatre filles et quatre garçons, a proposé une candidature riche et détaillée qui a motivé notre choix. Forts d’une expérience de deux semaines dans les Alpes où ils ont aidé un éleveur de vache laitière pour la traite et les différentes tâches de l’alpage, l’équipe s’est soudée au travers de valeurs fortes de solidarité et d’entraide ; valeurs qu’ils ont su mettre en œuvre durant un mois à l’Ecole du Bayon.

des étudiants découpent des papiers de couleur

Le camp d’été d’août 2019 a pris une autre tournure puisque nous avons souhaité cette année, que les scouts travaillent en collaboration avec les étudiants boursiers de l’association. En effet, l’Ecole du Bayon continue de soutenir certains étudiants après le grade 12 en leur offrant une bourse d’étude. Cinq d’entre eux se sont rendus disponibles pour donner de leur temps aux côtés des scouts et pour créer et organiser des activités ensemble.

Un premier temps de rencontre a permis aux deux groupes d’échanger afin de s’organiser et bâtir un calendrier commun. Une semaine était d’avantage réservée aux jeux khmers et la semaine suivante aux jeux français, l’autre nationalité découvrant ainsi les spécificités des divertissements de chaque culture.

un scoot joue avec un jeune enfant

Les scouts ont proposé des jeux que les enfants khmers ne connaissaient pas. Leur préférence s’est tournée vers les jeux collectifs et sportifs comme la balle au prisonnier, poule-vipère-renard (les vipères attrapent les renards qui eux attrapent les poules qui elles mangent les vipères !) ou encore le jeu des planètes. Ils ont alterné entre des activités sportives et des activités artistiques (collage, décoration, peinture…) pour permettre de faire des petits groupes. Entre 50 et 80 enfants étaient présents chaque matin et chaque après-midi. Le summer camp était ouvert à partir du grade 2.

Les scouts ont beaucoup apprécié agir aux côtés des étudiants boursiers. Ils considèrent ce partenariat franco-khmer comme essentiel car il leur a permis de mieux appréhender la culture et d’avoir accès à des informations qu’ils n’auraient pas compris autrement. Certains se sont rendus dans une famille et ont pu ainsi découvrir les maisons de nos élèves. Ils retiennent des moments forts en émotion lors de chants et de danses avec les enfants. Ils ont adoré jouer dehors et être surpris par la saison des pluies et malgré tout, continuer à jouer sous le déluge ! Leur moment préféré reste une baignade dans un des bassins des temples d’Angkor avec les plus grands (11 – 14 ans)…

des scoots jouent avec des enfants


Ils ont parfois trouvé les journées un peu longues, car animer autant peut être très fatigant. Avec le temps, ils se sont mieux organisés et ont appris à connaître les enfants, leur prénom et leur personnalité et des échanges riches et sincères en ont découlé. Quand on leur demande leur plus grande difficulté, certains ont répondu : « la faim ! ». En effet, à la cantine de l’école c’est riz et soupe de légumes/viande tous les midis. Cela peut être lassant pour les appétits français.

Le groupe de jeunes scouts aura été très professionnel et très courageux (20 kilomètres de vélo tous les jours pour le trajet jusqu’à l’école). Ils ont menés leurs activités avec entrain et respect. Nous les remercions vivement de leur engagement auprès de l’Ecole du Bayon !

L’ASSOCIATION  « LE RÊVE D’ELO »

L’ASSOCIATION « LE RÊVE D’ELO »

Suite à un accident survenu le 20 avril 2014 au Cambodge, Elodie a perdu la vie à l’âge de 27 ans. Elle était coordinatrice de projets à l’Ecole du Bayon. Le projet qui lui tenait le plus à coeur était la création d’une cantine au sein de l’école.

Elodie souhaitait pouvoir fournir le déjeuner aux enfants afin qu’ils bénéficient au moins d’un repas équilibré par jour et leur éviter des allers retours entre l’école et leur village. Le projet a vu le jour en novembre 2014 sous le nom de « la cantine d’Elodie ».
 
En décembre 2014, notre famille a créé l’association « Le Rêve d’Elo » avec pour but d’aider financièrement au fonctionnement de la cantine.
 
groupe pose dans un gymnase 
 
Aujourd’hui, nous comptons 45 membres (famille et amis). Par notre biais, sept enfants ont trouvé des parrains.

Notre association organise deux manifestations par an :
• au printemps, une randonnée pédestre suivie d’un barbecue avec vente d’enveloppes avec chacune à un lot, vente de sacs à dos et de tee-shirts.
Cet évènement permet de faire découvrir aux marcheurs la commune qui nous accueille, son patrimoine culturel et de nouveaux paysages. (En 2019 : 350 marcheurs et 400 repas).
• à l’automne, une soirée repas (300 convives) avec une tombola qui proposent de très beaux lots offerts par nos généreux partenaires.

 

groupe pose en plein air
 
Les bénéfices de ces deux manifestations sont en progression tous les ans (en 2018 :17 000 €, incluant 3 800 € de dons). 
Les municipalités qui nous accueillent, mettent à notre disposition des locaux souvent à titre gracieux et nous apporte leur aide technique. Nous les en remercions chaleureusement. Les habitués de nos manifestations sont informés régulièrement des projets du SEP Bayon et des versements que nous effectuons.
 
Tee shirt et sac à dos
 
Nous sommes tous motivés par le souvenir d’Elodie, pour qui, la joie et le sourire des enfants étaient ses plus belles récompenses.  
 
Following an accident 20th April 2014 in Cambodia, Elodie died at the age of 27. She was the project coordinator at Bayon School. 
The project that was the most important to her was the creation of a canteen inside the school. Elodie wanted to provide lunch to the children so they benefited of at least one healthy and balanced meal per day and to avoid them going back and forth between the school and their village. The project emerged in November 2014 under the name of “Elodie’s canteen”. In December 2014, our family created the association “Le Rêve d’Elo” with the aim of financially sustaining the good functioning of the canteen.
 
groupe pose dans un gymnase
 
Today, we count 45 members (families and friends). Through this project, seven children have found godfathers.
Our association organises two events per year:
• In spring, a pedestrian walk followed by a barbecue with a sale of envelops with a prize for each, sale of backpacks and tee-shirts
This event enables the walkers to discover the commune that welcomes us, its heritage and new landscapes. (In 2019: 350 walkers and 400 meals).
• In autumn, a dinner party (300 guests) with a raffle which has great prizes offered by our partners.

The profits of these two events are increasing each year (2018: 17,000€, including 3,800€ of donations).
The city councils who welcome us offer their premises, often as a gesture and they give us technical support. We thank them dearly.
The regular attendees of our events are regularly informed of the projects of SEP Bayon and the payments we make.
 
groupe pose en plein air
 
We are very motivated by the memory of Elodie, for whom the joy and smile of the children was her greatest prize.
Important notice: the next dinner party will be on 19th October 2019.

UNE ANNÉE RICHE EN PROJETS GRÂCE A VOUS

L’année 2018 a été une année particulièrement riche en changements pour l’Ecole du Bayon. Nouveaux bâtiments, nouvelles recrues, nouvelle pédagogie et nouveaux cours pour l’école primaire, nouveaux modes d’accompagnements et d’orientation pour nos élèves du secondaire et élargissement de la promotion d’étudiantes à l’école de pâtisserie … le chemin parcouru en un an est immense ! Tout cela bien sûr n’a été possible que grâce à tous nos donateurs, parrains, marraines, qui nous ont permis de rêver à tous ces projets et de les rendre réels.
Des enfants mangent à la cantine
A l’école primaire, des grands travaux ont été menés, aussi bien au niveau des infrastructures que des principes pédagogiques. Toutes les classes ont été fermées par des murs et équipées de ventilateurs et de lampes. De nouveaux bâtiments ont vus le jour : une bibliothèque et une salle informatique sont nées et ont été aménagées pour accueillir nos élèves dès la rentrée d’octobre. Bien évidemment toutes ces installations sont très gourmandes en énergie. Nous avons donc renforcé notre installation de panneaux solaires pour pouvoir tout alimenter en électricité renouvelable. L’école est désormais totalement indépendante en énergie !
De l’énergie, il en a fallu cette année de la part des équipes mais aussi des parents d’élèves : 9 familles se sont portées volontaires pour participer au nouveau projet potagers. Avec l’aide d’une ONG spécialisée dans l’agriculture biologique, nous avons formé et accompagné ces familles pour qu’elles acquièrent des compétences en agriculture et qu’elles cultivent des légumes pour notre cantine. C’est un véritable succès, et nous comptons développer davantage ce programme l’année prochaine. Un potager a été aménagé au milieu de l’école pour amener quelques légumes supplémentaires et pour servir d’outil pédagogique pour les élèves. Tous ces bons légumes sont cuisinés dans notre cantine qui a également été totalement rénovée. Finis les feux de bois et les fumées qui s’en dégageaient, place à des cuissons au gaz dans une cuisine fermée et équipée de tout l’espace de stockage, de cuisine et de nettoyage nécessaire pour nourrir nos 260 élèves tous les jours. Le système d’approvisionnement en eau a également été revu de fond en comble. L’espace cantine et lavabo dispose maintenant d’une arrivée d’eau utilisable et de plus d’une dizaine de robinets pour que les enfants puissent se laver les mains et les dents. Des fosses septiques ont également été installées pour filtrer les eaux usées et les graisses de cuisson. Quels changements !
une cours de récréation déserte
Dans ces bonnes conditions matérielles, nous avons pu mener une réflexion sur la pédagogie de l’école. Afin de garantir à nos élèves une scolarité dans les meilleures conditions et qui leur permette de combattre le déterminisme de leur milieu social, nous avons revu les principes pédagogiques appliqués à l’école et développé de nouveaux cours. Nous avons recruté un directeur à temps plein pour encadrer nos équipes, ainsi que de nouveaux professeurs pour quatre des six grades et pour les cours de bibliothèque et d’informatique. Ils ont tous reçu des formations en début d’année pour apprendre comment enseigner et encadrer des enfants qui viennent de milieux très défavorisés et qui ont des besoins spécifiques, des façons d’apprendre différentes les uns des autres. En parallèle de nouveaux cours ont été créés pour développer leur curiosité, leurs capacités à construire et exprimer une opinion, leur travail en collaboration. Ils ont désormais des cours de bibliothèque, d’informatique, et d’arts (danse et arts plastiques) qui leur ouvrent l’esprit. Ils y prennent beaucoup de plaisir et ces nouvelles activités ont des effets très bénéfiques dans les cours traditionnels. Cet accompagnement et cet esprit de découverte a été également mis en application pour nos élèves du secondaire Un dimanche par mois, ils échangent avec des professionnels venus leur présenter leur activité, leur parcours et leur formation. Ces rencontres leur permettent de mieux déterminer les métiers et les orientations qu’ils veulent prendre après le lycée.
Côté école de pâtisserie, le succès a dépassé toutes les espérances. Les étudiantes de la quatrième promotion ont toutes suivi les cours avec application et ont toutes trouvé un bon emploi dans des hôtels ou restaurants. Nous avons eu une avalanche de candidatures pour la 5e promotion : plus de 120 pour seulement 22 places, grâce au travail de titan de nos équipes qui se sont déplacées dans des villages reculés pour informer de l’existence de notre formation et rencontrer les élèves dans différentes écoles en milieu rural. L’élargissement des capacités d’accueil de notre école de pâtisserie est un objectif important pour les années à venir au vu du succès qu’elle rencontre.
 
Des enfants jouent sur une balançoire
Difficile de résumer tous les projets, toutes les actions, tout l’investissement des équipes de l’Ecole du Bayon cette année. N’hésitez pas à visiter notre site et nos pages sur les réseaux sociaux pour découvrir tout cela plus en détail et voir nos dernières actualités. Nous vous remercions très chaleureusement pour votre soutien fidèle. Il est indispensable et nous permet de garantir la pérennité de ce magnifique projet, et de continuer à imaginer de nouvelles façons d’accompagner nos élèves vers une vie meilleure.

 
2018 has been a special year for Bayon School, with a lot of change. New buildings, new team members, new educational plan and new courses at the primary school, new orientation and counselling system for follow-up students, growth of the pastry school intake… We’ve come a huge way over the year! We’ve been able to dream of and achieve all those projects thanks to the support of our donators and sponsors.
At Bayon primary school, we’ve done significant work to improve both the infrastructures and the education provided. All classrooms now have concrete walls, fans and lights. New buildings have been added – we now have a library and a computer room which our students have been able to use when the new school year started in October. Those installations requiring more energy, we’ve added new solar panels and the school is now fully autonomously powered with renewables!
 
This year, the school needed increased involvement not only from team members but from students’ parents. 9 families have volunteered to take part in our veg garden project. We teamed up with an NGO specialised in organic farming to train those families to farming so that they can grow vegs to supply our canteen. This project has been very successful et will be developed further next year.
Des enfants mangent à la cantine
A veg garden has also been set up in the middle of the school to get some extra produce and teach farming to children. All those vegs are then cooked at the canteen, which has also been renovated. The old school wood fire, which drove a lot of smoke, has been replaced with gas hobs in a real, concrete kitchen which offers storing room and equipment for cooking and cleaning. The water system has also been reviewed entirely, and a dozen more taps have been installed to facilitate children cleaning their hands and brushing their teeth. New [fosses sceptiques] filter used water and cooking fats. So much change has happened!
After improving the school’s working conditions, efforts have focused on our educational plan. In order to offer children the best education, empowering them to come out of poverty, we’ve reviewed the school’s pedagogical principles and added new courses. A full-time headmaster has been appointed to manage the team, and we’ve hired new teachers for 4 out of our 6 grades, the library and the computer room. At the beginning of the school year, they received special training to adapt to children coming from disadvantaged backgrounds and their specific needs and ways of learning.
une cours de récréation déserte
New courses have been implemented to help children develop their curiosity, express their opinion, and collaborate. They can now attend the library, computing classes and arts (crafts and dance), which helps open their mind. They really enjoy it and those activities prove to positively impact the ‘conventional’ courses. In this sense, we’ve also been strengthening work with our follow-up students who can now meet inspiring individuals introducing them to their background and work one Sunday per month. Those meetings have been beneficial in the students’ plans for the future.
At the pastry school, results have exceeded our expectations. All students from the 4th intake have been hired in restaurants or hotels. We’ve received an incredible number of applications for the 5th intake – over 120 applications for 22 places! Our team have done an astounding work visiting remote villages to promote the pastry training and meet students in various schools. Given this growing interest, increasing capacity of the pastry school will be a priority over the next few years.
There’s no quick way of summing up all projects, actions and hard work done by our teams this year. Please visit our website and social channels to find out more about our projects. A massive thank you for your loyal support, which makes this fantastic project sustainable and allows us to continuously reinvent ways to bring our students towards a better future.
Des enfants jouent sur une balançoire
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